Partis politiques : levée de boucliers contre un possible report des élections locales

Partis politiques : levée de boucliers contre un possible report des élections localesAlors que l’Élysée étudie la piste d’un report des élections régionales et départementales prévues en juin et qu’un avis du Conseil scientifique sur cette question est attendu d’ici début avril, la grande majorité des partis politiques s’y oppose farouchement.

Voilà comment pourrait se résumer la tribune, publiée dimanche 21 mars dans Le Figaro, écrite par dix présidents de région de droite et de gauche pour s’opposer à un nouveau report des élections régionales et départementales (13 et 20 juin).

Ce n’est pas au Conseil scientifique de confiner la démocratie !”, répondent dans leur tribune les dix présidents de région, dont Renaud Muselier (LR, PACA), Valérie Pécresse, (ex-LR, Île-de-France), Xavier Bertrand (ex-LR, Hauts-de-France), Carole Delga (PS, Occitanie), Hervé Morin (Les Centristes, Normandie), Alain Rousset (PS, Nouvelle-Aquitaine) ou encore Laurent Wauquiez (LR, Auvergne-Rhône-Alpes).

Les auteurs du texte pointent notamment que douze pays de l’Union européenne ont tenu des élections depuis mars 2020 et que deux autres prévoient de le faire d’ici fin juin.

Ils auraient également pu citer les États-Unis, où Joe Biden a été élu président en novembre, même la France a organisé le second tour des élections municipales en juin 2020, au terme d’une campagne de second tour quasi-virtuelle.

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Au Portugal, aux États-Unis, aux Pays-Bas, tout le monde vote !”, insiste le patron des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, contacté par France 24. À droite, Xavier Bertrand, Valérie Pecresse et Laurent Wauquiez – respectivement présidents des Hauts-de-France, de l’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes – sont des candidats putatifs à une primaire qui pourrait se tenir à l’automne.

Reporter les élections serait un très mauvais calcul pour la démocratie et serait immanquablement vu comme une manœuvre politique. Or, alors que la France connaît déjà une crise sanitaire, une crise sociale et une crise environnementale, on n’a pas besoin de rajouter une crise politique.”

De même, l’ancienne ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, candidate PS en Auvergne-Rhône-Alpes, a rappelé sur Twitter que les élections législatives aux Pays-Bas de la semaine dernière ont connu un taux de participation de 82,6 %, “soit le plus élevé atteint depuis 1986”.

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