Un allongement du délai de carence des arrêts-maladies serait “une punition générale” selon la CFDT

Un allongement du délai de carence des arrêts-maladies serait
Marylise Leon

Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « punition générale » concernant une proposition gouvernementale d’allonger le délai de carence pour le versement des indemnités en cas d’arrêt maladie. Lors d’une intervention sur RMC le 22 juillet, elle a affirmé qu’un allongement de sept jours serait « profondément injuste ».

À consulter >> Succès inédit pour la pétition contre la loi Duplomb qui dépasse le million de signatures

Elle a précisé que le projet actuel consiste à transférer la charge de l’indemnisation entre le quatrième et le septième jour d’arrêt aux entreprises, tout en demandant un « effort aux salariés». Cette déclaration fait suite à une réunion avec la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.

D’après Les Echos, le gouvernement envisage de modifier la date à laquelle l’Assurance-maladie commence d’indemniser les arrêts de travail, en demandant aux entreprises et à leurs assureurs de prendre en charge les indemnités durant cette période. Marylise Léon a également évoqué la possibilité d’un « jour de carence d’ordre public», qui ne serait pas couvert ni par l’Assurance-maladie ni par les employeurs.

Elle a critiqué les propositions de réforme de l’assurance-chômage et du droit du travail, les qualifiant de « punition générale » qui sous-entend que les chômeurs sont des “fainéants” et que les travailleurs français ne fournissent pas suffisamment d’efforts, nécessitant ainsi une flexibilité accrue, rapporte franceinfo.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser votre commentaire