Retraites complémentaires, un retour au régime minceur

Retraite complementaireUn vrai coup dur pour les partenaires sociaux , qui venaient de redresser les comptes de leur régime paritaire avec presque 1 milliard de bénéfices l’année dernière, au prix de gels répétés des pensions. Sept milliards de cotisations en moins. Cette année, le choc du coronavirus a fait chuter de 5,7 % la masse salariale à l’Agirc-Arrco, le régime de retraite complémentaire des salariés du privé.

Suivre l’inflation serait pour elle encore moins cher car, à ce taux de 0,2 %, il faut soustraire près de 0,1 point de rattrapage sur le trop-perçu de 2019, année où la revalorisation a atteint 1 % .

Les résultats de l’Agirc-Arrco ne sont d’ailleurs pas aussi catastrophiques qu’attendu en juin, souligne-t-il : « Les entreprises à qui des délais de paiement avaient été accordés au plus fort de la crise commencent à payer.

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En réalité, les arbitrages les plus difficiles concernent surtout les échéances de janvier. En jeu : la revalorisation de la valeur d’achat du point (combien rapportent les heures travaillées) et sa valeur de service (combien vaut-il au moment de la liquidation de la retraite).

Une fois que la poussière sera retombée après la crise, il sera temps de voir s’il faut renégocier un accord national interprofessionnel pour redresser les comptes à long terme signale Michel Beaugas, négociateur retraites chez FO.

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