Réchauffement climatique : « doit-on attendre la montée des eaux à plus de 7 mètres. »

Réchauffement climatiqueParue cet été, une nouvelle étude confirme l’accélération de la fonte de la calotte glaciaire de l’île-continent de l’Arctique, sous l’effet de la hausse globale des températures terrestres.

La hausse globale des températures terrestres – déjà +1,1°C par rapport aux moyennes préindustrielles, selon les dernières données de l’Organisation météorologique mondiale.

La menace plus que confirmée sur la calotte glaciaire de l’île-continent préoccupe toujours plus la grande majorité des scientifiques. A ce rythme, si l’on poursuit la trajectoire de réchauffement actuel, on pourrait perdre la calotte polaire d’ici plusieurs siècles, ce qui correspond à une montée des eaux de plus de 7 mètres.»

Aurions-nous donc atteint un «point de non-retour», comme on a pu le lire ici ou là, synonyme d’une disparition inéluctable de la calotte polaire d’ici quelques siècles ?

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Sur le Groenland, l’augmentation des températures fait aussi augmenter le pouvoir absorbant des surfaces lorsque la glace n’est plus recouverte de neige, en dessous de 1 500 mètres d’altitude environ, en général vers la fin de l’été.» Un phénomène amplificateur de la fonte qui contribue à l’instabilité de la calotte.

Mais le Groenland ne va pas se retrouver du jour au lendemain dans l’océan et cela ne nous absout pas d’agir contre le changement climatique.» Car tout n’est pas joué d’avance et des inconnues scientifiques demeurent, par exemple les conséquences d’un retrait de la calotte arctique sur son propre climat et le niveau de précipitations – ce qu’on appelle, dans le jargon, une boucle de rétroaction.

Un retour à un climat proche de l’actuel après la période de réchauffement en cours pourrait permettre à la calotte de revenir à un volume proche de l’actuel, pour autant que sa partie nord, très fragile, n’ait pas fondu.»

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De son côté, le glaciologue Emmanuel Le Meur de l’université Grenoble-Alpes insiste : «Pour revenir à l’état antérieur ou actuel, il faudrait cependant que les températures rebaissent sous un certain niveau.» Une certitude donc : seule la réduction des émissions de gaz à effet de serre atténuera la fonte du Groenland et ses multiples conséquences.

Arriverons-nous à contenir la hausse des températures en deçà de +1,5°C en réduisant drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre ou, au contraire, faut-il s’attendre au pire des scénarios, tels que prévus par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) dans son dernier rapport de 2019 ?

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