Cancer du sein : Des prothèses personnalisées (voire sexy) après la maladie

Cancer du sein : Des prothèses personnalisées (voire sexy) après la maladieLe professeur Charlotte Vaysse, chirurgienne spécialisée au CHU sur le site de l’Oncopole de Toulouse, où quelque 300 mastectomies sont pratiquées tous les ans, connaît bien ces « grosses asymétries » qui entraînent « des douleurs dorsales » chez ses patientes, sans parler des dégâts psychologiques d’une esthétique au rabais.

Alors quand en 2016, Léonarda Sanchez, a toqué à sa porte pour lui présenter la prothèse externe « personnalisée » de sa start-up, « ça m’a paru comme une évidence », confie la praticienne.

« Elles sont biocompatibles et brevetées et nous les fabriquons dans un délai de dix jours », ajoute Leonarda Sanchez, l’inventrice autodidacte entraînée dans cette aventure par la détresse de plusieurs de ses amies atteintes d’un cancer du sein.

Quatre ans et deux confinements après sa rencontre avec Leonarda, la chirurgienne lance donc un essai clinique. Deux patientes l’ont intégré la semaine dernière, une soixantaine d’autres le feront dans les mois à venir.

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De trois mois en trois mois, elles vont porter alternativement une prothèse « classique » ou personnalisée. La chercheuse va passer au crible leur ressenti : physique, psychologique, social, et même l’effet sur leur vie sexuelle.

Pourquoi alors cette « histoire de femmes », ce tandem CHU-start-up ? « L’idée, c’est d’en faire bénéficier toutes les femmes, sans inégalités sociales », explique Charlotte Vaysse.

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