En 2050, le Mois sans tabac aura permis d’éviter 28 000 cancers

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Santé Publique France a élaboré deux scénarios : dans le premier, l’opération est menée de 2023 à 2050, dans le second, rien n’est fait pour inciter les français à arrêter de fumer tout le mois de novembre. Dans le premier cas de figure, le Mois sans tabac permet de gagner 107 000 années de vie, ainsi que d’éviter 241 000 cas d’infections respiratoires basses, 28 000 cancers, 18 000 cas de maladies cardio-vasculaires, 8 000 cas de démence et 4 000 cas de diabète en tout, sur la période 2023-2050.
Quant au bénéfice du mois sans tabac, un euro investi aura rapporté sept euros d’économies en dépenses de santé, c’est-à-dire 94 millions d’euros par an pour un coût annuel moyen de 12 millions. Parce que le tabac provoque une myriade de maladies et provoque des arrêts de travail.
Autre bienfait pour l’économie : selon cette projection, les maladies ainsi évitées auront permis « d’augmenter l’emploi et la productivité du travail de 2800 équivalents temps plein par an, pour une valeur estimée à 85 millions d’euros ».
Méthodologie :
L’étude repose sur le modèle de planification des stratégies de santé publique pour les maladies non transmissibles développé par l’OCDE. L’impact de l’intervention Mois sans tabac a été estimé en comparant les résultats d’un scénario d’état actuel (sans mise en place de l’intervention) avec un scénario avec lequel le Mois sans tabac est mis en œuvre chaque année sur la période 2023-2050.
