Des codes secrets inviolables grâce à l’ADN !

De nos jours, lorsqu’il s’agit d’échanger des messages confidentiels à l’échelle mondiale, que ce soit dans les domaines diplomatique, militaire ou financier, ces messages sont généralement cryptés à l’aide de systèmes informatiques. Ces informations demeurent confidentielles jusqu’à ce que l’adversaire dispose de la capacité de calcul nécessaire pour déchiffrer ces codes. Lors de sa visite au Japon, le 31 mars, Emmanuel Macron a eu l’opportunité d’observer une démonstration d’une technologie innovante de « cryptage moléculaire ». Il s’agit d’une collaboration entre l’université de Tokyo et une équipe française du CNRS.
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Selon Yannick Rondelez, directeur de recherche au CNRS, il est impossible d’assurer que personne ne développera à l’avenir un nouvel ordinateur plus performant et différent capable de déchiffrer ces codes.
C’est à ce stade que l’ADN suscite un intérêt particulier. En exploitant les quatre bases de l’ADN, il est envisageable de concevoir des codes cryptographiques parfaits, caractérisés par leur unicité, leur complexité, leur aléatoire absolu et leur extrême miniaturisation. Il s’agit d’ADN entièrement synthétique, produit artificiellement par des dispositifs automatisés. Yannick Rondelez explique qu’il est possible de calculer que quelques milligrammes d’ADN seraient nécessaires pour crypter des millions de disques durs.
Certains des codes secrets fondés sur l’ADN ont été transportés par Emmanuel Macron lors de son voyage à Tokyo. Ils ont réussi à déchiffrer devant le Président des messages hautement confidentiels envoyés depuis Paris. Une avancée prometteuse pour assurer à l’avenir la sécurité infaillible des communications sur de très grandes distances.
