Le courriel envoyé aux victimes du piratage du fisc

Le courriel envoyé aux victimes du piratage du fisc
Un courriel a été adressé à chaque individu affecté par le piratage des données fiscales. Les informations de plus de 678 000 individus et entreprises, ainsi que d’environ 200 000 comptes enregistrés dans les registres fonciers, ont été compromises, comme l’a confirmé la Direction générale des Finances publiques le vendredi 14 août.

Devant cette attaque informatique, le Premier ministre a dirigé une réunion de crise le lundi. Il a expressément requis que chaque citoyen français affecté par cet événement soit notifié individuellement dans les plus brefs délais, en fournissant en détail les informations potentiellement exposées et les mesures de précaution à prendre. Un courriel sera envoyé à chaque individu affecté par l’attaque informatique à partir du soir du lundi 17 août et continuera « tout au long de la semaine », comme indiqué par la DGFiP lors d’une conférence de presse.

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Interrogé par franceinfo, le courriel aborde les questions fondamentales suivantes : quelles données ont pu être consultées et quel est le risque principal encouru ? Comment peut-on se protéger contre cela ? Quelles actions ont été entreprises par le ministère des Finances ? Le courrier indique que les données personnelles des individus compromises comprennent l’identifiant fiscal, les informations d’identification, les coordonnées, le statut fiscal et l’historique des communications avec la DGFIP via la messagerie en ligne du portail fiscal.

Dans un petit nombre de cas, soit moins de 250, le pirate a réussi à accéder à des messages échangés entre les contribuables et l’administration fiscale, comme l’a indiqué le ministère des Finances. Dans sa correspondance, la DGFiP indique que le « mot de passe d’accès » n’a pas été compromis. Il est mentionné que les « déclarations » et les « avis d’impôts » n’ont pas été examinés.

Le courrier souligne que le risque principal réside dans les tentatives d’escroquerie par hameçonnage. De manière plus marginale, la DGFiP met en garde contre les tentatives d’usurpation d’identité à l’encontre des personnes concernées. Le courriel insiste sur la nécessité d’être extrêmement prudent en cas de contact avec des individus ou des entités prétendant avoir des informations vous concernant obtenues de manière frauduleuse.

Il est souligné que la DGFiP ne sollicitera jamais la communication d’informations en dehors de votre espace sécurisé. Il est recommandé par l’administration fiscale de vérifier de manière régulière les opérations effectuées sur votre compte bancaire. La Direction générale des Finances publiques a spécifié dans sa correspondance avoir procédé à la fermeture immédiate des accès utilisés par les pirates informatiques en juin et en juillet, et avoir renforcé la sécurité des comptes fiscaux « sans délai ».

ZeroBytes, les individus responsables du piratage des données du fisc, ont déclaré à franceinfo avoir cédé les données volées le lundi 17 août, corroborant ainsi les rapports de l’AFP. Ces affirmations demeurent non vérifiables alors que le gouvernement tient actuellement une réunion de crise. D’après le groupe, les fichiers ont été cédés à deux individus pour une somme estimée à « quelques milliers » d’euros. Il refuse de fournir plus d’informations sur les acheteurs, affirmant à l’AFP que les données sont toujours disponibles à la vente. ZeroBytes a souligné que la même base de données peut être copiée et vendue à plusieurs clients.

Trois points se dégagent de la cellule interministérielle de crise. En plus de l’enquête judiciaire en cours, le Premier ministre a chargé l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information de réaliser un audit approfondi afin de déterminer avec précision les circonstances et les causes de l’incident ayant impacté la DGFiP, selon les informations fournies par l’entourage du Premier ministre à franceinfo.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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