L’assassinat d’un prêtre dans son église revendiqué par Daech

Jacques HamelL’assassinat d’un prêtre dans son église revendiqué par Daech. L’attaque, perpétrée mardi à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) par deux islamistes radicaux, a été revendiquée par Daech.

L’un des deux assaillants a été formellement identifié en fin de journée après comparaison de ses empreintes. Alors que Nice panse à peine les plaies de la tragédie qui l’a endeuillée le 14 juillet dernier, la France chavire une nouvelle fois dans l’épouvante.

Repoussant les limites de l’indicible, les barbares de Daech ont réussi à frapper une Église catholique, lieu symbolique de fraternité et de tolérance.

Au dernier stade de l’enquête confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), l’attaque a été d’une sauvagerie inouïe.

Deux hommes vêtus de noir font irruption mardi à 9h25 dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, commune de 29.000 âmes située dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime).

Porteurs d’armes blanches, ils passent par la porte arrière du lieu de culte et surprennent le père Jacques Hamel, 85 ans, alors qu’il célébrait la messe du matin.

Prêtre auxiliaire de la paroisse, il est présenté par Auguste Moanda-Phuati, abbé titulaire de l’église, comme «un prêtre à la retraite qui donne encore des coups de main».

Dans l’église, le commando serait passé à l’action en reproduisant à l’identique le glaçant rituel des scènes d’exécution observées par les bourreaux de Daech en Syrie et en Irak.

L’ecclésiastique est aussitôt pris en otage en compagnie d’un couple de paroissiens et de trois religieuses de la communauté Saint-Vincent-de-Paul.

Dénonçant un acte «lâche et innommable», François Molins a confirmé que le père Jacques, qui avait «poursuivi son ministère au service des autres», a été tué à l’arme blanche à la gorge et au thorax.

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