En France, les mouvements de grève se multiplient dans les compagnies « low cost »

En France, les mouvements de grève se multiplient dans les compagnies « low cost »« Au vu des efforts que l’on a faits pendant la Covid-19, on attend un juste retour d’ascenseur », explique Jean Patrikainen, délégué syndical du syndicat national des pilotes de ligne chez Ryanair.

L’an dernier, les pilotes de la compagnie irlandaise ont accepté de diminuer leurs salaires de 20 % pour surmonter la crise traversée par le secteur aérien. Mais « maintenant, on travaille à nouveau normalement​ », indique Jean Patrikainen qui demande « une accélération de la récupération de nos salaires ». L’accord signé avec la direction prévoit un rétablissement très progressif avec un retour à la normale attendu pour 2025.

Chez Volotea, après avoir menacé de faire grève samedi , le SNPL a levé le préavis jeudi après la promesse de la direction d’ouvrir des discussions après des mois de silence. La mesure a pris fin en début d’année, mais en mars la direction est revenue à la charge pour demander une nouvelle réduction de salaire. « Je pense que l’on a tiré profit de la Covid-19 pour dégrader encore un peu plus les conditions de travail et opérer ce fameux dumping social », avance le pilote. Le SNPL réclame donc « une revalorisation du salaire de base, une majoration des heures de nuit et des plannings fixes » avec la fin des changements imposés 24 ou 48 heures avant un vol.

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La direction de Volotea n’a pas souhaité réagir. Tout juste précise-t-elle mettre « tout en œuvre pour réduire un maximum l’impact du mouvement de grève sur ses opérations ». Pour l’instant, seuls 14 pilotes se sont déclarés grévistes. Le mouvement devrait être « massivement suivi », prévoit Alizée Bonaure, déléguée syndicale SNPNC. Samedi dernier, un mouvement similaire chez Ryanair a fortement perturbé le trafic avec des retards allant jusqu’à 10 heures et un vol annulé entre Bordeaux et Marseille, selon les syndicats.

Comme les pilotes, les PNC de Ryanair ont mis leur mouvement en suspens après l’ouverture de discussions avec la direction. Même chose chez Vueling où la direction, face à la menace de grève, a accepté d’augmenter les salaires de 150 euros brut pour tous les salariés avec au moins un an d’ancienneté. Une mesure approuvée d’une courte tête par les salariés lors d’un vote électronique.

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