Le Train, nouvelle compagnie ferroviaire, compte lancer son TGV régional en France

Cette nouvelle compagnie Le Train affiche ses ambitions pour une desserte interrégionale rapide en 2023 là où la SNCF est absente. Cet opérateur inconnu a créé la surprise en annonçant en avril dernier son intention d’entrer dans ce marché et de faire rouler des rames à grande vitesse dès décembre 2022 en Nouvelle Aquitaine, principalement entre Arcachon, Bordeaux, Angoulême et Poitiers.

Comment un nouveau venu, inconnu du monde ferroviaire, pourrait-il se jeter dans le grand et très coûteux bain du marché de la grande vitesse, aux côtés de géants européens comme Thello et Renfe?

Reste que le projet n’a rien d’une plaisanterie, il est même plutôt bien avancé, comme nous le confirme Alain Gétraud, directeur général d’Aptitude Experts et de la société Le Train, et accessoirement ingénieur et ancien directeur des Grands projets à SNCF Réseaux où il a travaillé pendant 15 ans.

Ce dernier enrageait de voir la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux si peu exploitée par la SNCF.

Le projet se concrétise: proposer une offre dense de train, « une cinquantaine par jour » sur l’axe Angoulême-Bordeaux « car l’enjeu, c’est la fréquence » dans une démarche « inter et intrarégionale », des correspondances à Bordeaux et vers la côte pour le week-end avec l’objectif de faire voyager 3 millions de personnes par an.

« On propose un déplacement de masse sans beaucoup d’énergie, le recyclage du matériel, une infrastructure déjà utilisée, un TGV qui est un super véhicule bas carbone, donc c’est le moment », poursuit le patron du Train.

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Si tout se passe comme prévu que la covid ne bouleverse pas les plans, la jeune compagnie est convaincue de tenir son calendrier, à savoir se lancer en décembre 2022. Le Train ne sera peut-être pas seul sur son créneau. « La Renfe lorgne l’Atlantique », note Alain Gétraud assurant qu’il ne fera « pas de cadeaux » à la concurrence étrangère.

La vraie valeur ajoutée, c’est la vitesse avec 34 minutes pour relier Angoulême à Bordeaux. Encore faut-il des rames, or elles sont loin d’être données. La compagnie envisage d’utiliser dans un premier temps « un peu moins de 10 rames » à grande vitesse de 350 places (ce qui correspond plus ou moins à la capacité des rames à un niveau d’origine de la SNCF).

« On peut aller chez Alstom et commander du neuf. C’est compliqué et long même si c’est une éventualité pour plus tard… L’idée pour le moment est de se tourner vers du matériel d’occasion remis à neuf.

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