Des soignants délivrent des faux certificats de vaccin anti-Covid-19

Des soignants délivrent des faux certificats de vaccin anti-Covid-19À l’écart, le pharmacien, nous explique avoir cédé « pour rendre service » à des amis. Et trouve « exagérée » la pression gouvernementale pour accepter les piqûres. Interrogée, la direction générale de la santé évoque « des fraudes d’une ampleur très limitée, mais évidemment condamnables ».

Le dialogue est toujours le même, vécu comme une « violence ». « Il y a moyen d’avoir le papier sans se faire vacciner ? », « Pourquoi les gens font ça ? Il n’y a pas d’obligation, s’exclame Cyril Colombani, président de l’Union syndicale des pharmaciens d’officine dans les Alpes-Maritimes. Ils n’ont qu’à se faire tester et basta !

Comment peut-on oublier que si on vit aujourd’hui aussi longtemps, c’est grâce à l’hygiène, aux antibiotiques et aux vaccins ? Souffle celui qui ne peut imaginer ses confrères tremper dans ces combines. « Si ça existe, que l’Ordre fasse le ménage ! Ils mettent en jeu notre vie, celle des autres, de nos enfants et de nos parents », s’énerve-t-il, confronté dans son intimité aux ravages du complotisme.

« Je pense qu’on est quelques-uns à fermer les yeux pour nos plus proches amis, pas trop vieux et en bonne santé ».

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L’idée a fait son chemin : vacciner vraiment les volontaires et faussement les séditieux. « Au départ j’ai hésité, mais c’est tellement facile… ». « M’injecter un truc dans le corps que je ne connais pas, merci bien », balaye ce commercial de 37 ans. Lorsqu’on lui explique qu’il pourrait être porteur et transmettre la Covid à quelqu’un de fragile, il hausse les épaules : « Les personnes à risque n’ont qu’à se vacciner, elles n’auront pas de problème, je ne vois pas pourquoi je le ferai à leur place. »

Dans le sud de l’Île-de-France, Arnaud (NDLR : le prénom a été modifié), chef d’entreprise, a déjà pris rendez-vous avec un médecin complice, après avoir été « coopté ». Durant 30 minutes, Arnaud, d’aucun camp sinon celui des défiants, déverse sa colère contre la classe politique : « Je ne leur fais pas confiance donc je ne me vaccine pas ! « Il y a un sentiment de révolte qui ne s’exprime pas », assure-t-il.

Les pharmaciens risquent la radiation de l’Ordre, l’interdiction d’exercer, une condamnation pour fabrication et usage de faux, passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Vu la mise en scène en pharmacie, il pourrait même être poursuivi pour manœuvre frauduleuse, risquant jusqu’à 5 ans et 375 000 euros d’amende.

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