Le professeur Enrique Casalino critique l’absence de mesures concrètes

Le professeur Enrique Casalino critique l'absence de mesures concrètesFace à «l’énorme pression qu’il y a sur l’hôpital, je ne vois pas dans les mesures dictées hier quelque chose qui permette une réduction de la vague épidémique rapide, dans la semaine ou les deux semaines», a réagi le professeur Enrique Casalino, infectiologue et directeur médical à l’AP-HP, mardi 28 décembre sur franceinfo. Chef des urgences à l’hôpital Bichat.

Je ne crois pas que ne pas pouvoir prendre un café ou une bière au bar soit quelque chose de manière à réduire de façon massive la transmission des virus qui, aujourd’hui, nous concernent que ce soit la Covid-19 ou la grippe en cette période hivernale et qui met en difficulté le système hospitalier.

Scientifiquement, il n’y a rien dans les mesures qui ont été proposées qui permettent réellement une réduction de la circulation virale. Nous sommes confrontés quand même à deux épidémies en même temps. Delta qui reste un virus extrêmement grave, responsable d’admissions en réanimation, responsable d’hospitalisations, responsable de troubles respiratoires sévères. Et nous sommes simultanément confrontés à un nouveau variant Omicron qui est sûrement moins grave, mais qui est immensément plus contagieux et qui risque aussi de nous mettre en difficulté.

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Il n’y a rien sur le monde de la santé. Pas uniquement l’hôpital, tout le système de santé attend des messages un peu plus forts. Nous sommes dans une période extrêmement difficile, très contrainte, on attendait quelque chose qui nous donne une perspective, un horizon sur lequel on va s’orienter. Le monde de la santé attendait un message “un peu plus fort”.

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