Les candidats à la présidentielle critiquent l’attitude du RN sur l’aide à l’Ukraine.

Les candidats à la présidentielle critiquent l'attitude du RN sur l'aide à l'Ukraine.
Marine Le Pen et Vladimir Poutine Image dillustration

Le Rassemblement national est la cible de tous ses adversaires politiques. Depuis le jeudi 3 septembre et les déclarations de Louis Aliot concernant les actions que le parti à la flamme entreprendrait en cas de prise de pouvoir à l’Élysée concernant le conflit en Ukraine, le parti politique d’extrême droite est au centre d’une controverse, étant accusé de soutenir une position favorable à la Russie dans ce différend. Jeudi dernier, lors d’une intervention sur BFMTV, le maire de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, a proposé de cesser le soutien financier à l’Ukraine, en reprenant l’expression « couper le robinet » des aides. Il a souligné que malgré les difficultés rencontrées dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation et l’économie, des fonds sont encore alloués à l’achat d’armes. Il a posé la question : « Je veux bien, mais qui prendra en charge les frais ? »

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Dès le jour suivant, la proposition a été le sujet d’un échange animé entre Marine Le Pen et Édouard Philippe. Le président du parti Horizons a déclaré que « priver l’Ukraine de soutien revient à favoriser la Russie », tout en affirmant que « affaiblir l’Ukraine selon les désirs de Marine Le Pen représente une menace pour la sécurité de l’Europe et de la France ». Par la suite, Jordan Bardella a souligné que « la France maintiendra ses obligations internationales », tout en soutenant que son parti n’excluait « aucune possibilité à l’avenir ».

Le samedi matin, un autre postulant et ancien chef du gouvernement sous Emmanuel Macron, Gabriel Attal, a pris la parole à ce sujet. En présence des journalistes qui l’accompagnaient lors de sa visite à la braderie de Lille, le député des Hauts-de-Seine a qualifié de « sidérante » la suggestion de « couper le robinet » à l’Ukraine. En qualifiant la politique étrangère du Rassemblement national de « soumission à l’égard d’autres puissances, parfois des puissances dictatoriales », il a accusé le parti d’extrême droite de chercher à « abandonner l’Ukraine au profit de la Russie ».

Lors de sa participation à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne), Raphaël Glucksmann a également qualifié le Rassemblement national de « parti de la soumission ». Au cours d’une conférence de presse tenue à midi, le candidat à la primaire socialiste a qualifié les membres du Rassemblement national de « faux patriotes ». Le représentant de Place publique a poursuivi en déclarant : « Nous sommes la cible de l’autoritarisme de Vladimir Poutine », en faisant référence aux drones explosifs découverts à l’aéroport de Leipzig en Allemagne.

Selon Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire socialiste lors de la foire de Châlons-en-Champagne, la cessation de l’aide à l’Ukraine pourrait entraîner un conflit armé dans les pays baltes ou en Pologne.

Marine Tondelier a critiqué la position du Rassemblement national concernant la question ukrainienne. Selon elle, ceux qui cherchent à porter préjudice à la France et à l’Europe soutiennent Marine Le Pen, qu’elle qualifie de « cheval de Troie ». Ces propos ont été tenus par la secrétaire nationale des Écologistes, qui est également candidate à l’élection présidentielle.

Depuis jeudi, le Rassemblement national s’efforce de légitimer ses positions concernant le conflit en Ukraine. Selon Laurent Jacobelli, porte-parole du parti, déclarant samedi sur Franceinfo : « Nous soutenons l’Ukraine, mais pas au détriment de la stabilité financière de la France. » Lors d’une interview accordée à BFMTV, Jordan Bardella a une nouvelle fois cherché à répondre aux critiques en affirmant que son parti a toujours soutenu l’Ukraine et condamné l’invasion de ce pays par la Russie. En cas de succès, la France maintiendra son engagement envers le soutien à l’Ukraine, a-t-il déclaré depuis les rives du lac de Côme, en Italie.

Selon le président du Rassemblement national, il est impératif de ne pas poursuivre le financement d’un effort de guerre sans garantie ni fin, mais plutôt de réunir les nations occidentales pour adopter une position commune face au président Poutine. Le chef a souligné l’opposition du Rassemblement national au récent prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine, validé par le Parlement européen en février. Il a exprimé son interrogation quant à la pertinence de continuer d’octroyer des fonds sans garanties pendant une période de forte endettement.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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