En 2025, les services de renseignement financier ont battu un nouveau record en ce qui concerne les déclarations de soupçons de fraudes

L’unité de renseignement financier Tracfin a enregistré une augmentation significative du nombre de déclarations de soupçon liées à la criminalité organisée de 2024 à 2025. L’organisme Tracfin, relevant du ministère de l’Économie, a annoncé le lundi 7 septembre avoir enregistré 278 484 déclarations en 2025, soit une augmentation par rapport à l’année précédente. Il s’agit d’une augmentation de 32 % par rapport à l’année en cours, qui est déjà un record.
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Le domaine financier, soumis à l’obligation de transparence, demeure à l’origine de la grande majorité des déclarations, soit 93 %. La proportion des déclarations provenant du secteur non-financier demeure constante, mais a enregistré une augmentation de 38 %, principalement grâce aux notaires (+64 %), aux opérateurs de jeu (+38 %), aux greffes des tribunaux de commerce (+23 %) et aux opérateurs de vente volontaire (+64 %). Les agents sportifs, bien que tenus de respecter cette obligation depuis 2010, n’ont pas encore procédé à des déclarations de soupçon, ce qui est regretté par Tracfin dans un communiqué, malgré les efforts de sensibilisation accrus menés en collaboration avec la direction générale du Trésor.
Environ 40 millions d’euros ont été saisis grâce au mécanisme du « circuit court », une procédure accélérée qui permet de geler rapidement des fonds suspects et de faciliter leur confiscation par les autorités judiciaires. Employé dans la lutte contre la criminalité organisée, en particulier le trafic de drogue, ce dispositif cible spécifiquement les entités éphémères, également connues sous le nom de « lessiveuses », utilisées pour le transit ou le blanchiment d’argent issu de fraudes ou d’activités criminelles.
Les fraudes les plus sophistiquées sont désormais fréquemment associées à la criminalité organisée, impliquant des réseaux bien organisés et faisant appel à des individus spécialisés dans le blanchiment d’argent, comme le souligne Tracfin dans un communiqué.
En 2025, Tracfin a utilisé pour la première fois son droit d’opposition afin de confisquer des fonds en crypto-actifs, signalés à la justice deux fois plus souvent qu’en 2024.
Une autre priorité pendant cette période de contrainte budgétaire est la lutte contre la fraude aux finances publiques. En 2025, Tracfin a communiqué à l’autorité judiciaire 740 affaires de fraudes présumées contre l’État, ce qui représente une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente, pour un montant total de près de 3,2 milliards d’euros. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, souligne que les finances nationales sont elles-mêmes affectées par des schémas de fraude aux subventions publiques de plus en plus complexes et industrialisés.
Il conclut que le travail de Tracfin vise à repérer ces phénomènes le plus tôt possible et à prendre ensuite toutes les mesures nécessaires, dans le seul but de protéger les fonds des citoyens français.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
