L’ONG Foodwatch épingle des produits protéinés

Leur présence est omniprésente et leur position dans les étalages ne cesse de croître. Les produits alimentaires contenant une teneur élevée en protéines sont très prisés dans les grandes surfaces, que ce soit des céréales, des yaourts ou des fromages. Cependant, Foodwatch affirme que cette montée en popularité n’est pas bénéfique pour la santé des consommateurs. Le 22 septembre, une enquête a été publiée par une organisation non gouvernementale, se concentrant sur dix produits hyperprotéinés, identifiés comme étant tous ultratransformés. L’ONG souligne que la consommation élevée de produits ultratransformés a un impact négatif sur la santé.
De quelle manière s’exprime cette « ultratransformation » des produits identifiés par Foodwatch ? On peut y observer la présence d’amidons modifiés, de gomme gellane et de sirop de glucose. En outre, les catalogues exhaustifs des produits hautement transformés contiennent parfois des additifs controversés pour la santé tels que le carraghénane ou des édulcorants intenses comme l’acésulfame-K, comme le souligne l’ONG.
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Cependant, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) apporte une nuance à l’évaluation de la dangerosité de l’acésulfame-K. Selon son avis daté du 10 septembre, cet additif ne pose « aucun problème de sécurité en relation avec les utilisations et les niveaux d’utilisation actuellement rapportés », une position qui a suscité la colère de diverses organisations non gouvernementales, comme l’explique RTL. Les carraghénanes (E407) agissent en tant qu’agents épaississants et gélifiants. En ce qui concerne les émulsifiants, les conclusions d’une recherche réalisée par des scientifiques français en 2024 « indiquent une corrélation entre la consommation de certains agents émulsifiants et une augmentation du risque de cancer, notamment du sein et de la prostate », selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Divers produits mentionnés dans cette étude, tels que le Chocolate Mocha Protein Drink de Starbucks, qui renferme de l’acésulfame-K et des carraghénanes, font l’objet de critiques dans de nombreuses recherches en raison de leurs effets controversés sur la santé, comme le souligne Foodwatch. L’organisation non gouvernementale critique également la boisson protéinée au soja de la marque Alpro (groupe Danone), en raison de la présence d’un additif controversé pour la santé : les phosphates de potassium.
La salade « penne complètes, poulet rôti, emmental, amandes High Protein » vendue par Carrefour inclut du disulfite de potassium (E224). La potentialité de danger du disulfite de potassium est évoquée par les conclusions de deux études parues en janvier 2026 et diffusées par l’Inserm. Selon Foodwatch, d’autres produits sont considérés comme de véritables « bombes de sucre ». On peut citer parmi ces produits les barres protéinées au chocolat et aux canneberges de la marque Nature Valley, les céréales Lion Protein de Nestlé, ainsi que le lait protéiné au chocolat de la marque Lactel.
Le gluten isolé (Wasa Protein+ de Wasa), les pectines de fruits (présentes dans la boisson Hipro saveur myrtille de Danone, le yaourt protéiné myrtille Délisse Sport de Leclerc, la gourde Whey & fruits tropical d’Andros Sport)… Foodwatch met en garde sur la multitude de marqueurs d’ultratransformation. En plus des répercussions néfastes sur la santé, l’organisation non gouvernementale regrette que ces articles soient commercialisés à des tarifs plus élevés en raison de leur teneur plus élevée en protéines. Selon Léa Redon, responsable des campagnes chez Foodwatch, il s’agit d’une situation préjudiciable tant pour la santé que pour le budget des consommateurs.
Devant les affirmations nutritionnelles qui dévient l’attention de la véritable composition des produits et la promotion intensive des protéines par les industriels, l’ONG demande la mise en place d’un étiquetage obligatoire indiquant le degré d’ultratransformation des produits en évidence sur les emballages, en association avec le Nutri-Score. Selon une étude menée par Santé publique France et l’Inrae, il a été constaté que les produits bien évalués selon le Nutri-Score ne sont pas nécessairement plus coûteux.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
