Environ 230 000 fonctionnaires seront augmentés de 6 centimes brut au 1er novembre

Lors de son discours de politique générale, début octobre, le Premier ministre a promis une hausse du Smic de 2 % au 1ᵉʳ novembre, ce qui le portera à 1 801,80 euros bruts mensuels. Or, le minimum de traitement des fonctionnaires, fixé à 1 801,74 euros brut, est aujourd’hui inférieur de 6 centimes au futur montant du Smic.
Les agents publics ne pouvant être payés sous le Smic, la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a donc indiqué jeudi soir aux syndicats que le minimum de traitement serait rehaussé de 6 centimes le 1ᵉʳ novembre, via une « indemnité différentielle », c’est-à-dire une prime, et non sous la forme d’une hausse du traitement de base. Cette revalorisation concernera « environ 230 000 agents» sur les 5,7 millions que compte la fonction publique, précise la DGAFP.
La CGT Fonction publique a qualifié l’augmentation de « dérisoire » et estimé qu’elle ne pouvait «être reçue que comme une marque de mépris et de provocation par le personnel concernés». Alors que les syndicats réclament à l’unisson une augmentation générale des rémunérations, comme le gouvernement en avait consenti en 2022 (+3,5 %) et 2023 (+1,5 %), la CGT juge que cette revalorisation du minimum de traitement « ne répond en rien à l’urgence salariale».
