Le gouvernement augmente le quota d’abattage de loups !

Le gouvernement augmente le quota d'abattage de loups !
Un arrêté publié le mardi 24 février au Journal officiel a augmenté le quota maximum de loups pouvant être prélevés en France à 21 % de l’estimation de la population, comparé à 19 % précédemment. Cette décision, qui affecte la population estimée à environ mille loups en France, a été communiquée en janvier en réponse aux demandes des syndicats agricoles.

À lire >> Les accidents du travail psychique sont en augmentation

D’autres assouplissements ont été mis en place mardi : il n’est désormais plus requis d’obtenir une autorisation pour effectuer un tir de défense d’un troupeau dans certaines zones à risque élevé ; une simple déclaration préalable auprès du préfet est dorénavant adéquate. La méthode pour les « tirs de prélèvement », qui consistent à abattre des loups indépendamment d’une attaque en cours sur un troupeau, a été simplifiée. Le ministère de l’Agriculture explique qu’en 2025, le nombre d’attaques de loups aurait augmenté d’approximativement 10 % (soit 4 441 attaques) selon les premières estimations.

L’abattage des loups dans leur environnement naturel, sauf pour protéger les troupeaux, reste strictement prohibé. Cependant, l’arrêté en question retire le loup de la liste des mammifères terrestres protégés en France, établie en 2007. L’arrêté permet également, dans certaines conditions, l’utilisation de tirs de défense par les éleveurs de troupeaux qui n’ont pas encore mis en place des mesures de « réduction de vulnérabilité ».

Plusieurs organisations, y compris la FNSEA, le principal syndicat agricole, ont critiqué lundi les mesures annoncées par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, en les qualifiant de réponse initiale insuffisante pour les éleveurs des zones récemment touchées par la prédation, en soulignant qu’elles demeurent insignifiantes par rapport aux dommages enregistrés chaque année. Malgré l’augmentation du seuil d’abattage, les organisations, telles que la Fédération nationale ovine, estiment que ce quota demeure encore trop restreint, « sans incidence significative sur l’ampleur des dommages ». La ministre a répondu en déclarant : « J’ai mis en œuvre toutes les simplifications envisageables », comme indiqué dans un communiqué de presse publié mardi. Elle a également souligné que, si nécessaire, des modifications législatives seraient nécessaires pour aller plus loin.

Comment se fait-il qu’en France les éleveurs ont des difficultés avec les loups alors qu’ailleurs, comme en Italie ou en Espagne, cela se passe relativement bien, alors qu’ils possèdent beaucoup plus de loups que la France ? Les éleveurs français ne sont probablement jamais avec leurs animaux, ne possèdent peut-être pas de chiens comme les Patous pour protéger leurs troupeaux.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *