Plus de travail, réduction d’avantage… Comment va-t-on payer l’addition du coronavirus?

Des aides de 2 milliards d’euros pour le fonds de solidarité aux entrepreneurs, 4 milliards d’euros d’achats de matériel notamment médical, 14 milliards d’euros sur trois mois pour le chômage partiel (qui concerne actuellement cinq millions de salariés).
A cela s’ajoute le report de charges fiscales et sociales sur le mois de mars. Ce dernier représente à lui seul un manque à gagner de 32 milliards d’euros dont on ignore la part qui ne sera jamais payée par les entreprises qui auront malgré tout mis la clé sous la porte!
Le déficit avait atteint 7,5% du budget en 2009 et les impôts avaient augmenté de 140 milliards d’euros dans les années suivantes. Le pays emprunte actuellement des milliards (à des taux très bas) et va s’endetter à des niveaux jamais peut-être atteints dans l’Histoire.
Il va déjà peut-être falloir travailler plus. Pour répondre à l’urgence de la crise actuelle et du confinement, le gouvernement a déjà assoupli le code du travail par ordonnances en autorisant certains secteurs essentiels (énergie, télécom, agroalimentaire) à travailler 60 heures par semaine voire le dimanche.
Quoi qu’il en soit hausse d’impôts ou pas, il faudra bien rembourser tôt ou tard. Certains a droite ont déjà des idées ce sont des mesures limitées dans le temps mais certaines avancent déjà des propositions de plus long terme. Comme le numéro 2 des Républicains Guillaume Peltier qui propose que chaque Français abandonne cinq jours de RTT pour financer les budgets de la Santé et de l’agriculture.
