Après le confinement, « les écarts entre les élèves se sont creusés »

Jean-Michel BlanquerJean-Michel Blanquer répète que tous les élèves sans exception doivent faire leur retour en classe mardi 1er septembre après plusieurs mois d’enseignement à distance ou d’école buissonnière.

Préoccupée par la nécessité de remobiliser les troupes en vue d’une rentrée qu’Emmanuel Macron souhaite « quasi normale », l’Education nationale avait tout prévu avec plusieurs dispositifs censés accompagner la reprise des élèves.

Dans un lycée de Saint-Denis, la professeure Alice et ses collègues se sont concertés dès la fin juin pour savoir quelles notions avaient été abordées, quels élèves avaient décroché.

Fin juin, Yannick a vu revenir dans son école des élèves avec des écarts de niveau inquiétants. La difficulté d’accéder à une connexion internet satisfaisante dans son village a eu une incidence : « Les enfants qui n’ont pas pu ouvrir les vidéos explicatives publiées par leurs professeurs n’ont pas pu comprendre seuls certaines notions et présentaient de réelles fragilités sur les points abordés pendant le confinement. »

Dans sa classe de grande section, nombreux étaient les élèves à ne pas avoir les acquis phonologiques et le vocabulaire nécessaires pour pouvoir apprendre à lire et aborder sereinement le CP.

Il ne va pas falloir se donner de trop grands objectifs dans un premier temps, afin de ne pas angoisser les parents et les élèves. Voilà six mois que leurs habitudes ont changé : laissant traîner une oreille au début des classes en visioconférence pendant le confinement, Alice Aubey a ainsi découvert que certains étaient désormais abonnés aux nuits blanches.

Après plusieurs mois de solitude devant un ordinateur, les élèves vont avoir besoin de ce qui a le plus pêché ces derniers mois : un accompagnement personnalisé, en chair et en os. Alice compte pour sa part miser sur l’expression orale pour autonomiser les élèves.

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