L ‘agence spatiale européenne se réunit en Allemagne

L 'agence spatiale européenne se réunit en Allemagne
Agence spatiale européenne ASE ESA

Une interrogation persiste concernant le niveau d’investissement que l’Europe est disposée à allouer à sa stratégie spatiale, que ce soit pour le projet Ariane 6 ou le programme Copernicus dédié à l’observation de la Terre. Les 23 États membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) tiendront une réunion les 26 et 27 novembre à Brême, en Allemagne, afin de déterminer le budget qu’ils affecteront pour les trois prochaines années.

Assurer à l’Europe un accès indépendant à l’espace grâce aux lanceurs actuels tels qu’Ariane et Vega, ainsi qu’aux futurs lanceurs réutilisables, constitue l’un des thèmes abordés lors de cette réunion. Les nations participantes vont également envisager la continuation des initiatives d’exploration spatiale ou d’observation terrestre en déployant de nouveaux satellites Sentinel, fournissant ainsi des informations essentielles pour l’étude du climat. En outre, il convient de mentionner le dossier relatif au financement de la constellation de satellites IRIS2, visant à garantir à l’Europe une autonomie dans le domaine des télécommunications.

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Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, une question cruciale se pose en cette période de tensions géopolitiques. Il explique que l’objectif est de déployer un réseau de satellites assurant un accès sécurisé et confidentiel. Il souligne que cet enjeu revêt une importance majeure pour la souveraineté européenne. Le ministre souligne que les montants en jeu actuellement sont considérables, s’élevant à cinq ou six milliards d’euros. Il estime cependant que, étant donné l’ampleur des sommes en question, l’Europe peut faire face à ces dépenses.

Ainsi, il y a trois ans, l’Agence spatiale européenne avait reçu un financement de près de 17 milliards d’euros. Cette enveloppe devrait augmenter cette année pour atteindre 22 milliards, les grandes nations déclarant leur intention d’accroître leur financement. La France prévoit de contribuer avec 3,6 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 400 millions par rapport à l’année 2022.

Les ambitions européennes se confrontent à la réalité économique des nations du Vieux Continent. Divers indicateurs témoignent du retard pris par la France dans le domaine spatial européen par rapport à l’Allemagne et à l’Italie. Pierre Lionnet, directeur de recherche chez Eurospace, une organisation regroupant les entreprises européennes du secteur spatial, souligne que c’est un phénomène sans précédent.

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