Douze pays Européen veulent ériger des barrières à leurs frontières contre les migrants

Douze pays Européen veulent ériger des barrières à leurs frontières contre les migrantsCes barrières sont qualifiées de «mesure de protection des frontières efficace» par les ministres de l’Intérieur et chargés des migrations de ces pays, dans un courrier envoyé le 8 octobre au vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, et à la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Ces ministres soulignent que «la surveillance des frontières n’empêche pas les tentatives de passages illégales» et que «cette mesure légitime devrait faire l’objet de financements supplémentaires et adéquats dans le budget européen.» Car, selon eux, ce projet profiterait aux vingt-sept pays membres.

Ces derniers mois, plusieurs milliers de migrants, majoritairement des Irakiens, ont franchi la frontière entre la Biélorussie et l’Union européenne, en Lituanie, en Lettonie et en Pologne. La Pologne, comme la Lituanie, a ainsi commencé à construire des clôtures de barbelés sur une partie de leur frontière avec la Biélorussie. La Hongrie avait, quant à elle, déjà érigé ce type de barrière à la frontière avec la Serbie et la Croatie lors de la crise migratoire de 2015.

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Le courrier du 08 octobre a été évoqué alors qu’une réunion des ministres de l’Intérieur avait lieu ce vendredi 8 octobre, à Luxembourg. En août, la Commission européenne s’était dite «favorable» à l’érection d’une clôture entre la Lituanie et la Biélorussie, tout en indiquant qu’aucun financement communautaire ne serait accordé pour cet ouvrage.

Citée dans les colonnes du Monde, elle déplore le fait d’agir «en tant qu’Europe du Sud, de l’Est, de l’Ouest ou du Nord, mais pas en qualité d’Union.» Une réaction suite à la nouvelle affaire de «pushbacks» – «refoulements illégaux» en français – de migrants mise en ligne par le consortium d’investigation Lighthouse Reports le 6 octobre dernier. Après ces révélations, l’UE a exigé ce vendredi 8 octobre que des enquêtes sur les violences commises contre les migrants aux frontières soient menées. Les ministres des pays concernés ont promis d’enquêter.

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