Grève : rémunérations trop faibles, manque de personnel dans les hôpitaux

Grève : rémunérations trop faibles, manque de personnel dans les hôpitauxEn pleine crise des urgences et à quelques jours des élections législatives, neuf syndicats et collectifs organisent une journée de mobilisation, ce mardi 7 juin, dans au moins cinquante villes en France. A Paris, les manifestants sont attendus devant le ministère de la Santé à partir de 13 h 30. Les urgences craquent de toutes parts. Près de 120 services d’urgences sont en grande difficulté en raison d’un manque de personnel, selon une liste établie début juin par le syndicat Samu-Urgences de France.

Les urgences craquent de toutes parts. Cela représente près de 20 % des 620 établissements – publics et privés – qui disposent de telles unités en France. Sur le premier point, les organisations syndicales demandent également un plan de formation pluridisciplinaire, ainsi que des ratios de professionnels adaptés à la charge de travail et le respect des équipes et des plannings. Concernant les hausses de salaires, elles doivent permettre la reconnaissance des contraintes et des pénibilités horaires ainsi que des qualifications des professionnels, selon les organisateurs de la journée de mobilisation. Ces mesures sont très attendues par les professionnels.

“Dans mon service, j’ai été obligée de fermer dix lits sur trente par départ de personnel”, souligne la professeure Agnès Hartemann, cheffe du service de diabétologie de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris.

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Le Ségur a accouché d’une souris, balaie la professeure Agnès Hartemann. “Les investissements insuffisants du Ségur sont pointés par de nombreux professionnels qui peinent toujours à recruter du personnel adapté.” Malgré le Ségur, on est dans une catastrophe hospitalière”, a renchéri la docteure Jehane Fadlallah, médecin à l’hôpital Saint-Louis à Paris, sur BFMTV.

Le chef de l’État a annoncé, mardi 31 mai, le lancement d’une “mission flash — d’un mois sur les soins non programmés”, avant d’entamer une table ronde avec “tous les acteurs de la santé de l’accès aux soins urgents et non programmés.” Les opposants y voient surtout un stratagème pour “repousser les décisions après les législatives” des 12 et 19 juin, alors que le système de santé est déjà “en situation de catastrophe”, a dénoncé l’urgentiste Christophe Prudhomme, de la CGT-Santé, lundi sur RFI.

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