Les ventes de logements neufs sont en chute libre dans le secteur immobilier

L’immobilier continue de faire face à la crise du logement neuf : les réservations connaissent une forte baisse. D’après les informations du ministère de l’Aménagement du territoire, elles montrent une baisse de près de 9 % des réservations de logements des particuliers sur un an !
En détail, les ventes d’appartements neufs ont, par exemple, diminué de 2,5 % entre avril et juin de cette année. Même si, concernant les maisons individuelles, il y a une légère hausse avec un léger +1 %, cela ne permet pas de relancer le secteur. À la fin du deuxième trimestre, plus de 120 000 nouveaux logements étaient vendus et n’avaient pas encore été achetés.
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Il y a une forte volonté d’acquérir une propriété, mais les particuliers n’ont pas les ressources financières. Depuis quelques années, les prix des constructions ont augmenté en raison de l’augmentation des coûts des matériaux, tandis que les taux immobiliers (même s’ils diminuent) demeurent élevés. D’après la Fédération des promoteurs immobiliers, la levée en décembre 2024 du dispositif fiscal Pinel – une niche qui offrait aux investisseurs locatifs la possibilité de réduire leur impôt – a également eu un impact direct.
Quant aux investisseurs institutionnels et aux gros bailleurs, la situation n’est guère meilleure. Les sociétés, les bailleurs sociaux et les collectivités, qui ont longtemps soutenu le secteur en achetant simultanément des logements collectifs (par lots d’appartements ou par immeubles entiers), font beaucoup moins d’investissements. Selon le ministère, seulement 12 000 logements ont été réservés dans le cadre des ventes en bloc au deuxième trimestre, ce qui représente une diminution de 6,5 % par rapport au début de l’année. De plus, il est plus préoccupant : sur une année, la baisse atteint 25 %.
En raison de l’augmentation de la fiscalité, ces institutions investissent moins dans le domaine du logement qu’auparavant, mais il existe par ailleurs des motifs politiques. Alors que les élections municipales du printemps prochain approchent, les élus en fonction ne commencent pas à agrandir leur parc immobilier. Pour réanimer le secteur, les experts espèrent que la baisse des taux d’intérêt continue. Lorsque la discussion budgétaire approche, ils exigent également du gouvernement de mettre en place des mesures incitatives, telles que des mesures fiscales, afin de relancer l’investissement locatif et attirer de nouveaux acheteurs.
