Le Canada “a l’intention” de reconnaître l’État de Palestine en septembre

Le Canada

Mark Carney
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé le 30 juillet qu’il « envisage » de reconnaître l’État de Palestine en septembre. Il considère ce changement de politique comme indispensable pour maintenir l’espoir d’une résolution à deux États. « Lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2025 à New York, le Canada prévoit de reconnaître l’État de la Palestine », a annoncé Mark Carney lors d’une conférence de presse. Ainsi, le Canada deviendra le troisième pays du G7, après la France et au Royaume-Uni, à reconnaître l’État de Palestine.

À consulter >> Emmanuel Macron va reconnaître l’État de Palestine en septembre

Le Canada, animé par sa conviction « de longue date » en faveur d’une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien qui perdure depuis des années, a franchi le pas de la reconnaissance, comme l’a expliqué son Premier ministre. « On observe l’érosion en temps réel de la perspective d’une résolution à deux états. » Mark Carney a évoqué « l’échec récurrent » d’Israël à éviter une crise humanitaire à Gaza, comme la croissance continue des colonies en Cisjordanie et Jérusalem-Est, annexée par Israël. « Pendant des décennies, nous avons nourri l’espoir que [la solution à deux États] serait mise en œuvre via un processus de paix fondé sur un accord négocié entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne », a-t-il affirmé, ajoutant : « Hélas, cette stratégie n’est plus viable. »

Après l’annonce du président français Emmanuel Macron le jeudi 24 juillet, une conférence sur la solution à deux États, organisée par l’Assemblée générale des Nations Unies et dirigée conjointement par Paris et Riyad, espérait donner un coup d’accélérateur à ce processus.

Selon le ministre français des Affaires étrangères, le mercredi, Paris et 14 autres nations, y compris le Canada et l’Australie, avaient donc « incité » les pays du monde à manifester leur intention de reconnaître un État de Palestine. « Avec 14 autres nations à New York, la France a lancé un appel collectif : nous affirmons notre intention de reconnaître l’État de Palestine et encourageons ceux qui ne l’ont pas encore fait à se joindre à nous », avait écrit Jean-Noël Barrot sur X (Nouvelle fenêtre).

La déclaration d’Ottawa a aussitôt suscité une réaction de la part d’Israël. « L’ambassade de Palestine au Canada a exprimé son désaccord sur le soutien du Canada à l’établissement d’un État palestinien », a-t-elle déclaré sur X (Nouvelle fenêtre). « Il est indéniable qu’Israël ne se pliera pas à la campagne de pression internationale déformée » qui « rend plus rigide la position du Hamas lors des pourparlers à un moment crucial », peut-on encore lire.

Quant à lui, le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié cette décision d’« historique » et a assuré qu’elle contribuera à renforcer la paix, la stabilité et la sécurité dans la région. « Cette action audacieuse se produit en un moment crucial de l’histoire pour préserver la solution à deux États », a-t-il déclaré lors d’une conversation téléphonique avec Mark Carney, comme l’a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

À lire >> Des chercheurs français utilisent le lama pour soigner la schizophrénie

La France, de son côté, a accueilli favorablement l’annonce faite par le Canada. Selon une annonce faite par l’Élysée mercredi soir, Paris entend « continuer ses efforts » pour inciter d’autres États à adopter la même démarche. « Nous sommes ravis d’avoir l’opportunité de collaborer avec le Canada pour instaurer une vision de paix dans la région », a écrit la présidence française, précisant qu’Emmanuel Macron avait discuté de ce sujet avec Mark Carney « quelques heures plus tôt ».

Lorsqu’un État souhaite et veut reconnaitre l’État de la Palestine, des pseudos dictateurs essaie pas tous les moyens d’empêcher ces pays de cette reconnaissance. Ces pays sont les États-Unis et Israël. « Wow ! Le Canada vient d’annoncer qu’il soutient un État palestinien. Cela va devenir très difficile pour nous de conclure un accord commercial avec eux», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser votre commentaire