Les avocats se mobilisent car excédés par le projet de réforme de la justice

Des rassemblements étaient prévus devant les palais de justice, comme à Lyon où les avocats devaient organiser « les obsèques de la justice ».
Christiane Féral-Schuhl, présidente du CNB, qui s’était pourtant réjouie du dialogue « constructif » engagé avec Nicole Belloubet, la ministre de la justice, affirme aujourd’hui avoir « le sentiment d’avoir été instrumentalisée ».
« Tous les tribunaux de grande instance seront maintenus », avait affirmé la ministre au Monde le 9 mars, en ajoutant : « Nous ne ferons pas l’alignement des cours d’appel sur les régions administratives.
Hélène Thirion, bâtonnière de Melun, s’inquiète ainsi « d’une suppression déguisée de lieux de justice en Seine-et-Marne », alors que le département compte trois TGI (Fontainebleau, Meaux et Melun).
« la concentration des moyens sur certaines juridictions n’améliorera pas la justice et l’éloignera du justiciable ». « C’est un projet de loi à visée répressive qui répond aux seules demandes de la police et des parquets », juge celle qui a été élue à la tête du CNB en novembre.
« Le projet n’en est qu’à son tout début », réagit la garde de sceaux, qui n’exclut pas, d’ici le conseil des ministres, « de faire une saisine rectificative du Conseil d’Etat ».
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