19 juillet 2024

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“On donne des soins de qualité merdique” dénonce un medecin urgentiste

« On donne des soins de qualité merdique » dénonce un medecin urgentiste. Ce médecin urgentiste expérimenté décrit crûment la manière dont s’entassent des dizaines de patients dans les couloirs de son service. Interrogé par franceinfo sous couvert d’anonymat, il confie sa colère : On donne des soins de qualité merdique ! « L’hôpital entier est malade » : le cri d’alarme des médecins urgentistes face à l’engorgement de leurs services.

La situation de l’hôpital francilien dans lequel cet homme exerce n’a rien d’une exception. Depuis le mois de janvier, ce sont au moins “18 000 patients qui ont dû passer la nuit sur un brancard”, dans la centaine de services d’urgence qui ont participé au « no-bed challenge », un recensement organisé par le syndicat professionnel Samu-Urgences de France.

« Certains patients passent plusieurs nuitées sur des brancards, dans une grande salle commune avec des paravents », confirme Sauveur Méglio, urgentiste à Royan (Charente-Maritime). Pour ces patients – souvent âgés – il n’y a pas de sonnette pour appeler en cas de problème, ni d’intimité.

Au CHU de Nîmes (Gard), le chef des urgences a dénombré, dans la matinée du lundi 19 mars, pas moins de 42 personnes en attente d’hospitalisation.« Je ne sais pas si vous vous rendez compte, c’est l’équivalent de deux services de médecine complets !», précise le Pr Jean-Emmanuel de La Coussaye.

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« Le personnel d’accueil, censé s’occuper des entrées, doit aussi s’occuper des patients », explique-t-il. « Au vu de la manière dont on accueille les patients, je leur suggère de ne pas payer le forfait hospitalier », confie même le médecin.

Pour les urgentistes, la principale raison est le manque de « lits en aval », c’est-à-dire dans les services où les patients sont censés être admis après être passés par la case urgences.

Il évoque notamment ces « patients boomerang » relâchés prématurément pour faire des économies et libérer des places, « mais qu’on voit revenir deux ou trois jours plus tard ». Notre première angoisse, c’est la sécurité des patients, c’est un stress permanent.

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