Benoît Hamon semble ambigu en plaidant pour un moratoire de la dette

Généralement, ils font des moulinets avant l’élection, en annonçant le traditionnel bras de fer avec l’Allemagne – comme Jospin en 1997 ou Hollande en 2012 -, et finalement ils rentrent dans le rang, au prix d’une modification cosmétique des textes.
Aujourd’hui Benoît Hamon va plus loin : non seulement il remet en cause les 3%, mais il évoque désormais la renégociation de la dette publique française.
Cela signifierait la fin de l’union monétaire, puisque l’un des grands pays remettrait en cause ses règles de fonctionnement. C’est là où Benoît Hamon est ambigu.
Tout cela signifie quand même que nous avons, pour la première fois, un candidat socialiste qui milite, de facto, pour la sortie de la France de l’union monétaire.
rappelons quand même que nous avons des dépenses publiques de 58% du PIB, et que cela fait vingt-cinq ans que nous peinons à réduire notre déficit en dessous de 3%.
