Retraites: l’État veut «se servir dans les caisses» du régime de retraites complémentaires

Retraites: l'État veut «se servir dans les caisses» du régime de retraites complémentaires

Les élus protestent contre le projet de l’État de transférer les cotisations du principal régime de retraites complémentaires à la Sécurité sociale. En refusant d’annuler son projet de transfert des cotisations Agirc-Arrco à la Sécu, le gouvernement choisit de «se servir dans les caisses» du principal régime de retraite complémentaire français, affirment une quinzaine de parlementaires de droite et de gauche dans une tribune publiée samedi sur le site du JDD.

Tous dénoncent le transfert programmé du recouvrement des cotisations de l’Agirc-Arrco à l’Urssaf, qui assure la trésorerie de la Sécurité sociale. La réforme, votée fin 2019, devait entrer en vigueur début 2023, malgré l’opposition unanime des partenaires sociaux, de la CGT au Medef.

Pour le gouvernement, cela sera impossible au Sénat, où le projet de loi sera examiné à partir de la semaine prochaine. Avec les mêmes arguments: «source de complexité et d’augmentation des coûts», ce chantier crée «le risque d’erreurs irréversibles dans le calcul des droits à retraite de chacun de nos concitoyens», selon les signataires de la tribune.

À CONSULTER AUSSI >> Le Conseil d’État donne un ultimatum inédit à Macron afin d’agir pour le climat

Par ce «nouveau pas vers l’étatisation de la protection sociale», l’État fait «le choix de la facilité face au déficit persistant des comptes sociaux», ajoutent-ils, «en puisant de fait dans les caisses d’un régime pourtant bien géré».

Vous pouvez également aimer

Laisser votre commentaire

Menu Title
Follow by Email
RSS