Agnès Buzyn sourde à l’urgence des médecins démissionnaires

Agnès BuzynC’est «très déçus» que les six médecins hospitaliers, représentants du collectif interhôpital, sont sortis vendredi soir du bureau de la ministre de la santé Agnès Buzyn.

«La ministre n’a pas de mandat pour aller plus loin sur la revalorisation des salaires des agents hospitaliers, même si elle ne nie pas le besoin. C’est pourquoi elle a donné rendez-vous aux représentants du collectif interhôpital dans deux mois une fois que la hausse des fiches de paie de quelque 200 000 agents hospitaliers se sera concrétisée.

Agnès Hartemann chef du service diabétologie à la Pitié Salpêtrièr,e énumère : «Nous avons réclamé une modification rapide du système de la tarification à l’activité : la ministre nous promet de futurs groupes de travail. On a demandé des précisions sur l’ampleur et les conditions de reprise de la dette hospitalière annoncée fin novembre : elle nous annonce un projet de loi pour la fin de l’année…» Autant d’atermoiements insupportables pour les hospitaliers.

Un calendrier inacceptable pour les médecins hospitaliers en détresse. D’autant que tous les autres dossiers qui leur tiennent à cœur sont aussi repoussés à plus tard.

«La ministre n’a pas de mandat pour aller plus loin sur la revalorisation des salaires des agents hospitaliers, même si elle ne nie pas le besoin. A quoi cela sert-il donc d’être ministre si c’est toujours l’Élysée qui dite sa loi ?

Il semble que ce gouvernement comme sur beaucoup de sujet ne prenne pas vraiment en compte la détresse du milieu hospitalier.

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