La grève des urgences reprend de plus belle

Urgence en greveAu lendemain de la présentation du plan de “refondation” des urgences hospitalières par Agnès Buzyn, le collectif Inter-Urgences a voté la poursuite du mouvement avant une manifestation ce mercredi 11 septembre à l’appel des syndicats.

Nouveau “service d’accès aux soins” universel pour réguler les appels aux secours, “admissions directes” sans passage aux urgences pour les personnes âgées, optimisation de la “gestion des lits” disponibles dans les hôpitaux, le tout financé par des crédits existants…

“Ce plan, c’est du flan!”, a résumé Hugo Huon, président du collectif Inter-Urgences, à l’issue de son assemblée générale à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). “Nous appelons l’ensemble de nos collègues à se mettre en grève avec nous”, a déclaré Christophe Le Tallec, vice-président de ce collectif, qui prévoit des “rassemblements locaux” le 26 septembre et doit prochainement fixer “une date de mobilisation nationale”

En attendant, les soignants sont invités ”à se mobiliser sur l’ensemble des dates syndicales qui sont annoncées”, a-t-il ajouté.

Côté dirigeants hospitaliers, le président de la fédération du secteur public (FHF), Frédéric Valletoux, a apporté un soutien modéré au plan de la ministre, estimant que c’est “une première avancée mais il va lui falloir du courage politique pour une mise en œuvre efficace”.

Pour les médecins libéraux, en revanche, le plan fait la part trop belle à l’hôpital: le SML regrette “l’insuffisance de moyens pour la ville”, tandis que la CSMF réclame “sans délai des négociations pour une meilleure valorisation des soins non programmés”.

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