La moitié des élèves de sixième ne peuvent pas courir plus de 5 minutes

D’après les conclusions de l’étude rendue publique par le ministère de l’Éducation nationale le 2 février, les élèves de sixième rencontrent principalement des problèmes d’endurance. En septembre 2025, une évaluation des capacités physiques a été menée dans environ un tiers des collèges publics et privés sous contrat, se concentrant sur trois domaines principaux : l’endurance, la force musculaire et la vitesse.
Selon les critères du test Luc Léger, plus de 130 000 élèves de 6e, ce qui représente la moitié des élèves testés, ne parviennent pas à maintenir une course à une vitesse minimale de 9,5 km/h pendant plus de 5 minutes, et près de 2 élèves sur 10 cessent de courir avant d’avoir atteint les 3 minutes de course. Ce protocole implique de réaliser des navettes répétées entre deux lignes distantes de 20 mètres, en augmentant la vitesse de 0,5 km/h par paliers d’une minute jusqu’à l’épuisement.
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Les étudiants ont également été soumis à des évaluations de leur force musculaire (test de saut en longueur) ainsi qu’à un test de vitesse, consistant en un sprint de 30 mètres effectué en moyenne en 6 secondes. Les résultats montrent une légère amélioration par rapport à ces deux aspects, cependant ils demeurent préoccupants. Environ la moitié des élèves sont considérés comme étant en situation de difficulté.
Ces épreuves d’aptitude physique mettent en lumière des disparités de genre et sociales. Les performances des filles sont inférieures à celles des garçons. D’après l’étude, 46,3 % des garçons démontrent une maîtrise satisfaisante en endurance, tandis que ce chiffre s’élève à 21 % pour les filles, ce qui représente un écart de 24,7 points en faveur des garçons. L’écart se creuse par ailleurs en fonction du « profil social de l’établissement ». Les élèves provenant des établissements les moins favorisés tels que les collèges REP et REP+ (Réseau d’éducation prioritaire) affichent un taux de « maîtrise satisfaisante » de la discipline de 25,3 %, tandis que ce taux s’élève à 43,4 % pour les élèves issus des établissements les plus favorisés, créant ainsi un écart de 18,1 points.
Il s’agit de la première évaluation d’une telle envergure réalisée auprès des élèves de sixième. L’année dernière, une première édition a été réalisée, mais elle portait sur un échantillon de 4 100 élèves.
La méthodologie utilisée a consisté à évaluer 267 000 élèves de sixième en septembre 2025, répartis dans plus de 2 800 établissements volontaires du secteur public et du secteur privé sous contrat. Ceci correspond à 32 % des élèves qui entrent en sixième et à 40 % des établissements. Ceci marque la première itération de ce mécanisme.
