Retraites: l’État veut «se servir dans les caisses» du régime de retraites complémentaires

Tous dénoncent le transfert programmé du recouvrement des cotisations de l’Agirc-Arrco à l’Urssaf, qui assure la trésorerie de la Sécurité sociale. La réforme, votée fin 2019, devait entrer en vigueur début 2023, malgré l’opposition unanime des partenaires sociaux, de la CGT au Medef.
Pour le gouvernement, cela sera impossible au Sénat, où le projet de loi sera examiné à partir de la semaine prochaine. Avec les mêmes arguments: «source de complexité et d’augmentation des coûts», ce chantier crée «le risque d’erreurs irréversibles dans le calcul des droits à retraite de chacun de nos concitoyens», selon les signataires de la tribune.
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Par ce «nouveau pas vers l’étatisation de la protection sociale», l’État fait «le choix de la facilité face au déficit persistant des comptes sociaux», ajoutent-ils, «en puisant de fait dans les caisses d’un régime pourtant bien géré».
