Schneider Electric s’offre une nouvelle jeunesse avec l’intelligence artificielle

Il s’agit d’une entreprise française très ancienne qui prévoit une croissance de 10 % pour les années à venir. Schneider Electric, loin de se limiter à la production d’interrupteurs et de disjoncteurs, peut attribuer une part de son succès à l’intelligence artificielle. Les data centers, qui sont des installations essentielles pour le fonctionnement de l’intelligence artificielle, requièrent d’importants investissements en équipement et en matériel électrique. Les serveurs, les ordinateurs haute performance et les systèmes de refroidissement sont interconnectés et contrôlés à distance. Actuellement, l’électrification, l’automatisation et la numérisation constituent le domaine d’expertise principal de Schneider. La société vise à diminuer la consommation d’énergie grâce à ses technologies.
Il convient de mentionner que le groupe, fondé au Creusot, en Bourgogne, en 1836, était spécialisé dans la production d’acier et avait également investi dans le domaine de l’électricité. Schneider s’est désormais imposé comme un acteur majeur à l’échelle internationale et envisage de tirer pleinement parti de cette nouvelle ère de prospérité dans le domaine de l’électricité.
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Les commandes du groupe sont abondantes, en partie grâce à l’intelligence artificielle, mais également aux gigafactories, ces vastes usines spécialisées dans la production de batteries électriques. En 2025, les revenus de Schneider ont enregistré une augmentation de plus de 8 %, portant son chiffre d’affaires à plus de 38 milliards d’euros. Sa capitalisation boursière est évaluée à 140 milliards d’euros. Au sein du CAC 40, Schneider devance TotalEnergies et Safran.
Schneider fait face à des concurrents sérieux. La compétition s’annonce intense, en particulier avec son principal concurrent, Siemens, une entreprise allemande qui prévoit une croissance encore plus significative, avoisinant les 15 %. Afin d’accroître sa part de marché, Schneider s’appuie sur sa structure organisationnelle hautement décentralisée à l’échelle mondiale, fortement mondialisée, comprenant des installations de production et des centres de recherche répartis à travers diverses régions, ce qui lui permet de réaliser des économies et de se prémunir contre les droits de douane.
En 2011, Jean-Pascal Tricoire, le PDG, avait suscité l’attention en s’installant à Hong Kong. Il s’était engagé dans le commerce en Asie. Actuellement, le directeur général, Olivier Blum, a son siège à Dubaï, tandis que les membres du comité exécutif sont dispersés à travers plusieurs continents. Une organisation nettement distincte de la majorité des entreprises du CAC 40, lesquelles maintiennent leur siège social fortement centralisé à Paris. Présentement, bien que Schneider demeure une entreprise française, moins de 10 % de ses employés travaillent en France, et 95 % de son chiffre d’affaires est généré à l’étranger.
