Sondage : Plus d’un Français sur quatre pourrait renoncer à partir en vacances cet été

Quel sera le nombre de ressortissants français qui devront rester à quai durant la période estivale en raison de contraintes financières ? Selon une enquête Ipsos pour le Secours populaire, menée au début du mois de mai et publiée le vendredi 12 juin, plus d’un quart des adultes (27 %) envisagent de ne pas partir en séjour d’au moins quatre nuits consécutives loin de chez eux. En revanche, 61 % des participants envisagent « certainement » ou « probablement » de partir en vacances, alors que 12 % restent indécis quant à la possibilité de s’offrir une escapade estivale.
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Le Secours populaire exprime son regret que des millions de personnes restent incapables de bénéficier du droit de partir en vacances, à l’occasion du 90ᵉ anniversaire de la loi de juin 1936 qui a instauré deux semaines de congés payés en France. Ce refus de partir en vacances s’explique principalement par des contraintes financières dans 61 % des cas, bien plus que par des raisons personnelles, médicales, familiales ou professionnelles, comme le révèle l’enquête.
Selon plus de 80 % des personnes interrogées, les vacances sont considérées comme étant « importantes » voire « indispensables » pour leur bien-être mental et physique, leur développement personnel, ainsi que pour la solidité de leur relation de couple. Une majorité de personnes interrogées considère également ces activités comme étant indispensables pour le développement des enfants. De manière plus générale, environ cent ans après l’instauration généralisée des congés payés par le Front populaire, la loi de 1936 reste l’une des avancées sociales les plus appréciées par les personnes interrogées, se classant en deuxième position après l’établissement de l’assurance-maladie.
Outre ce sondage, des recherches antérieures ont mis en lumière un phénomène répandu de non-départ en vacances. Selon le sociologue Bertrand Réau, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, depuis trois ou quatre décennies, environ 40 % des Français ne partent pas en vacances chaque année. Même parmi les vacanciers, on observe des différences significatives en termes de fréquence, entre les individus qui partent une seule fois (mono-partants) et ceux qui partent plusieurs fois (pluri-partants), ainsi qu’en termes de durée.
Chez les enfants, le taux de non-départ est généralement plus bas, en raison de la mobilisation des familles, des associations et des autorités publiques. Selon Bertrand Réau, qui est également co-président de l’Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes, « en 2025, 34 % des 5-19 ans n’ont pas eu l’opportunité de partir en vacances ». Il souligne par ailleurs que ces statistiques révèlent des inégalités notables : les familles de cadres partent trois fois plus fréquemment en vacances durant l’année que les ouvriers, et même six fois plus souvent à l’étranger.
Méthodologie : sondage réalisé par internet du 30 avril au 4 mai 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région, catégorie d’agglomération).
(Article reformulé à l’aide d’IA)
