La question de la garde d’un animal domestique est souvent source de complications pour les couples en instance de divorce

Lorsqu’un couple se sépare, il arrive parfois que ni l’un ni l’autre ne soit prêt à renoncer à leur chien. Le conflit entre chiens est de plus en plus fréquent. Même en l’absence de projets de divorce, certaines personnes expriment des préoccupations à ce sujet.
À Toulouse, située dans le département de la Haute-Garonne, c’est un jour de retrouvailles. Après une relation de trois ans, Camille et Anissa ont mis fin à leur relation. Cependant, aucun des deux ne souhaitait se séparer de Plum, leur corgi âgé de trois ans. Ainsi, les anciens partenaires ont instauré un système de garde alternée. Des sacs sont préparés, comprenant des effets personnels communs, des médicaments, des documents d’identité et médicaux, si besoin. Anissa Guiget, copropriétaire de Plum, explique le processus de passation. Dernier regard, ultimes adieux…
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Plus précisément, Plum passe un mois avec sa maîtresse, puis le mois suivant avec son maître. Ils partagent également toutes les dépenses liées au chien, selon un mode de garde bien établi. Ils s’efforcent de maintenir un équilibre afin d’éviter une situation à laquelle l’un des partenaires bénéficierait constamment de privilèges. Comme des vacances récurrentes au même endroit, au détriment de l’autre, et pour préserver l’équité au sein de la relation. Selon Camille Proust, copropriétaire de Plum, il estime que la situation est similaire dans toutes les formes de gardes alternées, même concernant les enfants.
Le choix entre un chat et un chien constitue une problématique réelle, d’autant plus que 425 000 couples se séparent chaque année. La garde partagée est largement promue comme étant la solution optimale sur les plateformes de médias sociaux. Cependant, certains propriétaires se trouvent parfois impliqués dans des litiges judiciaires. Par exemple, « Nous avons été confrontés à un différend de copropriété concernant un chien ». Selon Maître Xavier Bacquet, avocat spécialisé en droit des animaux, ce litige a duré plusieurs années.
En cas de séparation conflictuelle, la simple détention de la carte d’identification de l’animal ne garantit pas l’obtention de sa garde. Vous devez présenter davantage de preuves. Qu’entend-on par « avancer des preuves” ? Maître Xavier Bacquet énumère des dépenses qu’il a engagées depuis l’acquisition de l’animal, y compris les factures de nourriture, de vétérinaire, de toilettage et de garde.
Des associations militent pour que la France suive l’exemple de certains pays européens en intégrant la garde partagée des animaux de compagnie dans le code civil, afin d’éviter que ces derniers ne se retrouvent délaissés en cas de divorce.
