“L’Europe ne doit pas avoir peur du rapport de force”, contre Donald Trump assure l’eurodéputée Valérie Hayer

« L’Europe ne doit pas craindre le rapport de force », déclare Valérie Hayer, eurodéputée et présidente du groupe Renew Europe au Parlement européen, en réaction aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump liées à l’acquisition du Groenland. Emmanuel Macron a annoncé dimanche matin qu’il va demander l’activation de l’instrument anti-coercition de l’UE. Un levier qualifié d’« arme nucléaire économique de l’Union européenne » par Valérie Hayer.
« Il faut refuser le chantage de Donald Trump », déclare l’eurodéputée sur franceinfo. « Etat membre ne peut diviser », insiste-t-elle. Valérie Hayer énumère des mesures possibles en cas d’agression, telles que des droits de douane punitifs ou un blocage des brevets. Elle promet également un soutien aux Groenlandais.
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Nous sommes un marché important pour les États-Unis. Nous sommes le principal marché extérieur des États-Unis. « Les entreprises américaines ont besoin du marché européen », rappelle-t-elle. « Il faut assumer le rapport de force », assure l’eurodéputée, même si elle reconnaît que l’activation de cet instrument « veut dire se faire mal à court terme aussi ». « L’idée, ce n’est pas d’être agressifs envers les États-Unis, c’est de dissuader Donald Trump de nous menacer et de nous agresser davantage et de revenir à des relations normales », explique Valérie Hayer.
De plus, elle souligne l’importance du marché européen pour les entreprises américaines et insiste sur la nécessité de maintenir un équilibre de pouvoir malgré les conséquences à court terme. Valérie Hayer explique que l’objectif n’est pas d’agir de manière agressive envers les États-Unis, mais de dissuader Donald Trump de menacer davantage et de rétablir des relations normales.
« La seule condition pour être respecté par Donald Trump et rétablir du rapport de force, c’est qu’il comprenne notre puissance économique et politique, garante de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté réglementaire. » Valérie Hayer insiste sur la nécessité d’accélérer le renforcement de « l’indépendance de l’Europe », soulignant que nous devons convenir de cette riposte.
