L’association Peta dénonce l’implication de militaires français au Cobra Gold, en Thaïlande

Des soldats croquant fièrement, avec un brin de dérision, des scorpions vivants, buvant le sang de cobras fraîchement décapités ou encore mangeant des geckos dépecés et encore vivants. Bienvenue à «l’entraînement à l’approvisionnement alimentaire» d’un des plus grands exercices militaires multinationaux d’Asie-Pacifique, le Cobra Gold.

Pour l’association Peta (Pour une éthique dans le traitement des animaux), les militaires français n’ont rien à faire au Cobra Gold tant que le «massacre d’animaux» y est perpétré.

«L’utilisation d’animaux vivants durant le Cobra Gold présente un risque de propagation de maladies zoonotiques semblables au Covid-19», pointe Peta.

La participation à «cet exercice annuel déshonore les troupes, présente un risque de santé publique et met en danger des espèces en voie de disparition», telles que le cobra royal, résume Peta dans un courrier adressé à la ministre des Armées.

L’association demande à Florence Parly de faire pression sur les organisateurs du Cobra Gold pour «remplacer définitivement l’utilisation d’animaux vivants dans les exercices de survie en approvisionnement alimentaire par des méthodes d’entraînement sans animaux plus efficaces et plus éthiques».

Des troupes du monde entier sont à nouveau attendues en août en Thaïlande, malgré la pandémie. Les militaires français, eux, font partie de l’équipe de «renforcement de la planification» et ne participent pas aux exercices de survie décrits plus haut.

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