Une condamnation «dérisoire» selon l’association L214

Une condamnation «dérisoire» selon l’association L214Une condamnation «dérisoire» selon l’association L214. En octobre 2015, des vidéos tournées au sein de l’établissement par l’association de défense de la cause animale avaient donné un retentissement national à l’affaire.

L’Alliance anti-corrida, autre association à s’être vue refuser sa demande de constitution de partie civile lors de ce procès, demande que le gouvernement instaure le contrôle vidéo obligatoire, au lieu d’avoir recours au simple volontariat des directeurs d’abattoirs. Sa présidente, Claire Starozinski, a dénoncé à l’annonce du jugement «un message d’impunité qui normalise la maltraitance».

Sur les 175 infractions relevées au cours de l’enquête, seules trois ont pu être retenues, en raison du fait que les vidéos n’avaient pu être datées, et que la prescription s’appliquait à la plupart des infractions, a expliqué le représentant du ministère public.

L’association reproche notamment au procureur de la République de ne pas avoir suffisamment mobilisé les moyens judiciaires à sa disposition pour confirmer les dates des vidéos, comme ont pu le faire «ses collègues de Pau et de Versailles» dans des affaires similaires (abattoirs de Mauléon-Licharre et de Houdan).

Malgré les déboires, L214 ne se laisse pas abattre. Alors que le directeur de l’abattoir d’Alès (Gard) vient, ce lundi, d’être condamné à trois amendes de 400 euros par le tribunal de police de la ville, l’association de défense des animaux a réagi à cette décision en déposant une plainte contre l’Etat pour «dysfonctionnement de la justice».

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