Dix jours sans écrans dans les écoles

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Selon le Dr Dieu Osika, l’un des principaux objectifs de cette opération est de « reprendre conscience de ce que l’on fait» avec les écrans et de la place qu’ils occupent dans nos vies. Elle insiste sur l’importance de « se reconnecter à la nature et aux autres», en particulier pour les plus jeunes. Les bénéfices de cette déconnexion sont multiples : « C’est important pour le corps, le psychisme, mais aussi pour les yeux, il n’y a que des avantages», affirme-t-elle.
Les enseignants et pédiatres constatent déjà de nombreux troubles chez les enfants liés à l’utilisation excessive des écrans, selon Sylvie Dieu Osika. « Ils présentent des retards de langage, des difficultés à comprendre leur environnement, ainsi que des troubles du sommeil, comme les adultes d’ailleurs. Les enseignants parlent d’enfants écrans, c’est de cette façon qu’ils les ont désignés», précise-t-elle.
Pour la pédiatre, il est crucial d’éduquer et, à terme, d’envisager des interdictions pour lutter contre ce problème de santé publique. Elle appelle l’État à « aller plus loin et à protéger les adolescents et les jeunes enfants». En attendant, elle rappelle aux parents qu’il « n’y a rien d’éducatif sur les écrans avant 6 ans (…) et pas de smartphones avant 15 ans».
De son côté, Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, a déclaré ce week-end dans une interview à La Tribune Dimanche que l’accès aux « réseaux sociaux avant 15 ans, c’est non».
