Dix jours sans écrans dans les écoles

Dix jours sans écrans dans les écoles
Images dillustrations
Le défi «10 jours sans écrans» débute ce mardi 13 mai dans de nombreuses écoles, associations et collectivités. Sylvie Dieu Osika, pédiatre et cofondatrice du collectif Surexposition écrans, a souligné sur franceinfo que bien que ce défi soit « difficile », il est surtout « essentiel». Depuis 2018, cette initiative est mise en place chaque année en France pour encourager une réflexion sur l’utilisation des écrans par les enfants et les adolescents.

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Selon le Dr Dieu Osika, l’un des principaux objectifs de cette opération est de « reprendre conscience de ce que l’on fait» avec les écrans et de la place qu’ils occupent dans nos vies. Elle insiste sur l’importance de « se reconnecter à la nature et aux autres», en particulier pour les plus jeunes. Les bénéfices de cette déconnexion sont multiples : « C’est important pour le corps, le psychisme, mais aussi pour les yeux, il n’y a que des avantages», affirme-t-elle.

Les enseignants et pédiatres constatent déjà de nombreux troubles chez les enfants liés à l’utilisation excessive des écrans, selon Sylvie Dieu Osika. « Ils présentent des retards de langage, des difficultés à comprendre leur environnement, ainsi que des troubles du sommeil, comme les adultes d’ailleurs. Les enseignants parlent d’enfants écrans, c’est de cette façon qu’ils les ont désignés», précise-t-elle.

Pour la pédiatre, il est crucial d’éduquer et, à terme, d’envisager des interdictions pour lutter contre ce problème de santé publique. Elle appelle l’État à « aller plus loin et à protéger les adolescents et les jeunes enfants». En attendant, elle rappelle aux parents qu’il « n’y a rien d’éducatif sur les écrans avant 6 ans (…) et pas de smartphones avant 15 ans».

De son côté, Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, a déclaré ce week-end dans une interview à La Tribune Dimanche que l’accès aux « réseaux sociaux avant 15 ans, c’est non».

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