21 juin 2024

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En Belgique, les prostituées vont avoir accès aux mêmes droits du travail

En Belgique, les prostituées vont avoir accès aux mêmes droits du travailLa Belgique s’était déjà illustrée en 2022, en étant le premier pays d’Europe à dépénaliser la prostitution et le second dans le monde après la Nouvelle-Zélande. Le Parlement fédéral a maintenant adopté, dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 mai 2024, une loi qui va permettre aux prostituées qui le souhaitent de bénéficier d’un contrat de travail, et donc d’un vrai statut.

Bruxelles va encore plus loin que des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas qui autorisent des formes de salariats. Dans ces pays, les travailleurs et travailleuses du sexe doivent soit s’enregistrer auprès de l’administration, soit obtenir un permis spécial pour exercer leur activité.

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En Belgique, les prostituées seront des salariés à part entière. L’objectif est de lutter encore plus fort contre l’exploitation abusive et la criminalité qui en découle. Il leur était possible par le passé d’exercer cette activité sous un statut d’indépendant, ce qui octroyait des droits sociaux. Un statut qui donnera en fait aux travailleurs et aux travailleuses du sexe les mêmes droits et protections qu’aux autres salariés, comme de toucher les indemnités de chômage, de prendre un congé maternité ou paternité, de cotiser pour la retraite ou d’être couverts par l’Assurance Maladie.

Pour passer du statut de proxénète à celui d’employeur, ces derniers devront demander un agrément au risque d’être poursuivis pour proxénétisme. Si elle a été adoptée à une très large majorité, elle divise les associations, l’Union belge des travailleurs et travailleuses du sexe, par exemple, s’est réjouie et considère que cette loi vise à améliorer la capacité d’agir des travailleuses du sexe en leur donnant les mêmes droits que pour les autres salariés. D’autres, comme un collectif composé d’associations féministes, dénoncent une loi qui n’aiderait pas à sortir de la prostitution et qui ne lutte pas suffisamment contre l’exploitation du corps des femmes.

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