La laïcité de 1905 est perçue comme “liberticide” par certains élèves

La laïcité de 1905 est perçue comme
Un thème inflammable, suscitant régulièrement des passions. La laïcité est commémorée lors de la journée nationale de ce principe, le mardi 9 décembre, marquant les 120 ans de la loi de 1905 qui l’a établie. Un texte fondateur d’un principe républicain garantissant l’égalité entre tous les citoyens, qui est enseigné à l’école. Cette année, aucune tension spécifique n’a été observée. Les données sur les violations de la laïcité, compilées par le ministère de l’Éducation nationale depuis trois ans, montrent une stabilité globale.

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En octobre 2025, le dernier mois pour lequel des données sont disponibles, un total de 527 incidents liés à la laïcité ont été recensés. Parmi ceux-ci, on dénombre 109 cas de contestation d’enseignement, 72 cas de provocations verbales, 65 cas de refus des valeurs républicaines, 64 cas de port de signes et tenues, ainsi que 58 cas de revendications communautaires.

Pour illustrer, en octobre 2024, il y a eu 702 cas recensés. Durant l’année scolaire 2024-2025, un total de plus de 4 200 incidents ont été rapportés, ce qui équivaut à une moyenne d’environ 400 incidents par mois.

En revanche, les enseignants constatent une interprétation assez étroite de la laïcité chez les jeunes. Selon Stéphane Dupont, enseignant en histoire-géographie dans un établissement scolaire situé dans un quartier défavorisé de Montpellier, les élèves ont tendance à associer principalement la laïcité à la prohibition du port de symboles religieux. Le professeur d’histoire-géographie Jérôme Presneau, qui exerce dans un lycée professionnel en périphérie de Nantes, partage le même constat : « Il est courant chez les jeunes de considérer la laïcité comme une entrave liberticide. » Il est indéniable que cette tendance est à la hausse ces dernières années.

Ces témoignages mettent en évidence la vigilance particulière des enseignants lorsqu’il s’agit d’aborder ces sujets. L’affaire Samuel Paty a bien sûr marqué un tournant décisif. Cet homicide demeure une source de traumatisme au sein de la profession.

Un enseignant sur deux s’autocensure lorsqu’ils doivent aborder la question de la religion avec leurs élèves !

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