Les cadenas de l’amour menacent les ponts de Paris

Après les ponts de l’Archevêché et des Arts, la passerelle Senghor, croulant sous les cadenas, va être vitrée. Ce geste se veut romantique, mais il dégrade le patrimoine depuis plusieurs années et se décale de pont en pont, de barrière en barrière.

Les couples ont vite identifié de nouveaux sites où sceller leur romance : la passerelle Simone-de-Beauvoir (12ᵉ et 13ᵉ), les grilles du Pont-Neuf (1ᵉʳ et 6ᵉ), les abords du canal Saint-Martin (10ᵉ)… Les services de la voirie enlèvent régulièrement ces cadenas, stockés dans des dépôts de la Ville de Paris.

Les touristes internationaux étant absents, les cadenas datent pour la plupart de 2020 : « Daniela & Christian Marz 2020 », « Melissa con Guido 14-09-2020 », « Gaby & Juan ­Rodriguez septembre 2020″…

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Les vendeurs à la sauvette tentent d’écouler leurs antivols auprès des jeunes Franciliens venus prendre le soleil d’hiver sur les marches, la capitale étant à leurs pieds.

La série américaine Emily in Paris, numéro un dans plus de 60 pays à sa sortie sur Netflix en ­octobre 2020, a en tout cas redonné de la vigueur aux clichés sur le Montmartre romantique. Une récompense aux Golden Globes 2021, décernés le 1ᵉʳ mars prochain, pour laquelle ce feuilleton est nommé deux fois, pourrait réveiller les désirs de pèlerinage amoureux sur la Butte…

Les solutions alternatives existent cependant. Moscou a par exemple installé sur son pont Loujkov des arbres métalliques auxquels suspendre les cadenas. En bas de Montmartre, des vendeurs alpaguent actuellement les passants avec des liens en tissu à entremêler sur le poignet. Une preuve d’amour moins pesante que les cadenas…

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