Les policiers multiplient les opérations de contrôle des fatbikes

Les policiers multiplient les opérations de contrôle des fatbikes
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À Charenton, ville située à proximité de Paris, une opération de contrôle est en cours à proximité d’une piste cyclable. Deux agents de police, positionnés sur le pont situé juste au-dessus, effectuent une mesure de la vitesse à l’aide d’un dispositif de jumelles radar. Un individu a été enregistré à une vitesse de « 44 km/h », alors que la limite autorisée pour les vélos à assistance électrique (VAE) est de 25 km/h. Équipé de grandes roues, d’une importante batterie et d’une gâchette située sur le guidon pour contrôler l’accélération, ce cycliste parvient à immobiliser son engin qui rappelle une petite moto.

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Deux agents de police soulèvent le véhicule et actionnent les pédales. « Nous vérifions », explique l’un d’eux, « si un mouvement de pédalage est nécessaire pour activer l’assistance électrique ». Contrairement au fatbike, ce dernier permet d’atteindre une vitesse d’environ 30 km/h sans nécessiter de pédalage. Ainsi, il convient de noter que l’engin en question ne relève pas de la catégorie des vélos, mais plutôt de celle des cyclomoteurs. Ainsi, plusieurs éléments essentiels font défaut : l’assurance, le casque, ainsi que la plaque d’immatriculation. En conséquence, le véhicule est saisi dans le fourgon de la police.

Lors des contrôles, certains agents se trouvent désorientés devant la diversité des fatbikes. Plongés dans leurs documents de référence, ils se questionnent par moments sur la catégorisation entre un vélo, un cyclomoteur ou un cyclomobile. Un policier souligne : « Certains de nos collègues ont une expertise particulière dans ce domaine. » C’est la raison pour laquelle ils nous apportent leur assistance. Il est de sa responsabilité de superviser Jacques, appréhendé alors qu’il conduisait un vélo à grandes roues. Le véhicule roulait à une vitesse de 25 km/h, ce qui signifie qu’il respectait les limitations de vitesse en vigueur. L’agent de police a expliqué que le reproche porté était lié au fait que le véhicule n’était pas homologué. Votre comportement est louable, cependant l’outil que vous utilisez est défectueux.

Le souci réside dans le fait que son vélo est équipé d’un dispositif de débridage. Jacques reconnaît qu’il dépasse les 25 km/h sur certains axes : « Je me restreins à 30 km/h car, dans certaines circonstances, maintenir une vitesse de 25 km/h peut s’avérer complexe. » Lorsqu’on circule sur une route avec des véhicules derrière soi, tels que des voitures ou même un bus, on peut ressentir un manque de sécurité à une vitesse de 25 km/h.

Jacques, contrarié, appréhende les « procédures administratives contraignantes ». Il ajoute : « J’avais renoncé à utiliser la voiture à cause de ces contraintes. » Trois vélos supplémentaires seront saisis au commissariat ce matin-là.

En moyenne, un contrôle est organisé quotidiennement par la préfecture de police de Paris. Le commissaire divisionnaire Éric Moyse constate qu’il existe encore de nombreux cas d’excès de vitesse, en particulier avec des vélos débridés. Lors de l’achat, le fabricant peut le débrider, si vous le commandez en ligne, ou parfois, il est possible de le débrider soi-même en ligne. Certains individus peuvent atteindre une vitesse maximale de 60 km/h.

Débrider les vélos avec certaines marques est une tâche facile. Par exemple, la marque du vélo de Jacques ne propose exclusivement que des ventes en ligne. Leur site web propose un tutoriel vidéo de deux minutes décrivant « la procédure de débridage de votre vélo ». Ce message comporte une mise en garde claire indiquant que cette modification rend le vélo non conforme pour une utilisation sur la voie publique.

Gaspard, propriétaire de la boutique Les Hauts Vélos à Paris, spécialisée dans les vélos électriques, exprime des préoccupations concernant les fabricants peu scrupuleux. Il souligne que la plupart des vélos disponibles en magasin ne peuvent pas être débridés. En revanche, la totalité, voire la quasi-totalité, des vélos disponibles à l’achat en ligne proviennent de magasins asiatiques, et ainsi de suite.

« Ils connaissent un grand succès de vente », ajoute Gaspard. Il est bien connu que c’est principalement la jeunesse qui aspire à une accélération des choses. Il critique également la qualité insuffisante du matériel des vélos bon marché, en particulier les freins qui peuvent ne pas être adaptés au poids du vélo.

Dans cette situation, les compagnies d’assurance refusent de fournir une couverture pour les vélos débridés, comme l’explique Yann Arnaud, directeur à la MACIF. En cas de débridage d’un véhicule, même si l’assuré tente de le déclarer comme un cyclomoteur pour l’assurer en conséquence, l’assureur lui indiquera qu’il s’agit en réalité d’un cyclomoteur non homologué. Cela implique qu’il aurait dû se soumettre à plusieurs tests effectués par les autorités compétentes afin d’obtenir l’autorisation de circulation pour ce véhicule. Cependant, il se trouve dans une zone grise car il ne remplit plus les critères pour être classé comme un véhicule à assistance électrique. Il ne s’agit pas exactement d’un vélomoteur ou d’un cyclomoteur autorisé.

Il n’est donc pas garanti que tous les individus à qui leur vélo a été confisqué puissent le récupérer au poste de police. Yann Arnaud recommande de ne pas recourir aux plateformes en ligne lors de l’achat de ce type de véhicule et suggère de s’informer directement auprès de vendeurs en France.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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