La réforme de la PJ est mauvaise, selon le procureur général de la cour d’appel de Versailles

La réforme de la PJ est mauvaise, selon le procureur général de la cour d’appel de Versailles« La réforme en cours de la police nationale avec l’abaissement programmé de la police judiciaire se résume en un mot décliné quatre fois, mauvaise ». Un tacle des deux pieds décollés contre Gérald Darmanin, artisan de la réforme, sorti par le procureur général de la cour d’appel de Versailles, Marc Cimamonti, lors d’un discours anaphorique la semaine dernière devant les magistrats de son ressort.

Cette réforme, qui doit être généralisée en 2023, et vise à « renforcer la maîtrise de l’autorité préfectorale » sur cette entité et « signe la disparition de la police judiciaire déconcentrée et autonome à la disposition des autorités judiciaires », a expliqué Marc Cimamonti qui, pour ses raisons, la juge « mauvaise ». Il estime également qu’elle est « mauvaise dans sa gestation avec une généralisation décidée sans expérimentation véritable » et « mauvaise dans ses modalités » avec « des moyens d’enquêteurs constants ».

Enfin, elle est « mauvaise en ce qu’elle conduira à délaisser et à une moindre expertise dans le traitement des formes organisées, professionnelles et complexes de délinquance qui se situent souvent à un niveau ultra-départemental », conclut le procureur général.

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Porté par le ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin et le Directeur général de la police nationale Frédéric Veaux, le projet prévoit de placer tous les services de police d’un département renseignement, sécurité publique, police aux frontières sous l’autorité d’un seul directeur départemental de la police nationale , dépendant du préfet.

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