Opération “zéro téléphone” dans les prisons

Opération
Wilfried Fonck, secrétaire national du syndicat Ufap-Unsa Justice, exprime sur franceinfo la nécessité de reprendre le contrôle de la sécurité pénitentiaire, négligée pendant une longue période. Il affirme que les opérations de fouilles actuelles ne sont qu’une mesure minime par rapport à l’ampleur du problème. Néanmoins, il souligne l’importance et la nécessité de ces fouilles en raison des fortes attentes du personnel sur le terrain.

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Selon la journaliste de franceinfo présente sur les lieux, une opération « zéro portable » a été menée jeudi soir à la prison de la Santé à Paris. En somme, on a découvert 27 téléphones et 130 g de cannabis. Le 26 novembre dernier, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exhorté l’intégralité de l’administration pénitentiaire à procéder à des inspections dans l’ensemble des établissements pénitentiaires avant le 31 décembre. Une méthode efficace pour contrer spécifiquement les trafiquants de drogue qui continuent leurs opérations en détention. Durant l’intervention menée jeudi à la prison de la Santé à Paris, nonante agents ont été déployés pour une opération d’une durée d’environ quatre heures.

Wilfried Fonck critique le manque de fouilles, soulignant que toutes les institutions ne sont pas fouillées. Il estime qu’une approche plus globale de sécurisation, dépassant les six établissements et les 29 millions d’euros, devrait accompagner ce type d’opération, selon le secrétaire national de l’Ufap-Unsa. D’ici au 31 décembre, un total de 6 500 cellules seront concernées par cette opération. Il explique qu’il s’agit de 10 % de la capacité d’accueil de l’administration pénitentiaire.

Le représentant syndical exprime des préoccupations concernant l’insuffisance des mesures de sécurité dans les établissements pénitentiaires pour prévenir l’introduction d’objets illégaux. Il déplore le fait qu’il est possible de constater la persistance de cette situation lors de visites ultérieures. D’après son analyse, les téléphones pénètrent illicitement dans les établissements pénitentiaires par divers moyens tels que les visites en parloir, les réseaux de trafic utilisant des drones pour les livraisons, ou encore, comme cela s’est produit à Fresnes, par l’intermédiaire de sociétés externes fournissant des denrées alimentaires. Il souligne que toutes les stratégies sont exploitées pour introduire ces substances illicites et ces appareils mobiles.

D’après Wilfried Fonck, seuls 50 établissements pénitentiaires sur un total de 187 sont pourvus de systèmes de protection contre les drones. Il caractérise ces livraisons par drones comme un « véritable fléau ». Cependant, il estime que le personnel pénitentiaire est actuellement incapable de lutter contre ce phénomène. Il critique également la mesure interdisant, depuis 2009, la fouille des détenus à la fin des visites.

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