Des parlementaires avancent à nouveau la proposition de généraliser l’utilisation du Nutri-Score

Des parlementaires avancent à nouveau la proposition de généraliser l'utilisation du Nutri-Score
Il est envisagé que le Nutri-Score soit prochainement obligatoire sur l’étiquetage de tous les produits emballés. Ce code couleur, qui va du rouge au vert, indique aux consommateurs la qualité des produits en termes de santé. Actuellement, bien que facultatif, ce label est présent sur près de deux tiers des marques vendues dans les rayons alimentaires des supermarchés français.

A consulter >> Sébastien Lecornu entend freiner une “dérive” des arrêts maladies

Le 8 avril, des parlementaires ont soumis une proposition de loi transpartisane, appuyée par le gouvernement, visant à rendre le Nutri-Score obligatoire. Un autre article propose également de rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les publicités de ces produits. Selon la députée socialiste Sandrine Runel, en cas de non-respect de cette obligation par les industriels, une taxe de 2 % sur leur chiffre d’affaires pourrait être instaurée pour soutenir les dépenses de l’Assurance maladie.

Afin de garantir le soutien d’une diversité de partis politiques, allant des Écologistes aux Républicains en passant par le Parti socialiste et Horizons, les auteurs du document ont exclu les produits du terroir bénéficiant d’une certification AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) ou IGP (Indication Géographique Protégée). Ce choix est remis en question par le nutritionniste Serge Hercberg, créateur du Nutri-Score.

Néanmoins, le député de la majorité présidentielle, Jean-François Rousset, soutient cette proposition en affirmant que ces produits ont une longue histoire. Si l’intégralité de l’alimentation était basée sur ce type de produit, la discussion serait différente. Il convient de ne pas discriminer ces filières extrêmement fragiles par rapport à la production alimentaire industrielle.

L’Assemblée nationale a rejeté la généralisation du Nutri-Score en décembre, lors du vote du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, avec une différence de trois voix. Toutefois, cette fois-ci, les parlementaires aspirent à l’adopter avant la période estivale.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *