Ecologie : Êtes-vous prêts à renoncer à l’avion ?

AvionsEcologie : Êtes-vous prêts à renoncer à l’avion ? #JarrêteLAvion |Dans la foulée d’un mouvement né en Suède, le flygskam ou honte de prendre l’avion à cause de la pollution, de plus en plus de personnes réfléchissent à ne plus utiliser l’avion comme mode de déplacement, particulièrement lors de courts trajets.

Emmanuel a répondu à cet appel sur Twitter et explique qu’il a arrêté l’avion depuis 15 ans, désormais, après avoir calculé son bilan carbone : « A l’époque, j’avais constaté que même en réduisant ma consommation de viande par exemple, le bilan était ruiné dès que je rajoutais un vol.

Quand j’ai dit à ma femme qu’on irait voir sa famille à Moscou en train, elle a trouvé ça bizarre ! » Emmanuel

Aujourd’hui, l’avion ne lui manque pas : « J’ai pu penser mes voyages différemment avec le train, le bateau… Heureusement, mon boulot me laisse le choix du moyen de locomotion quand je dois me déplacer et je prends toujours le train, même parfois le train de nuit ! »

L’avion : le plus gros pollueur ? L’avion émettrait 285 grammes de CO2 par passager au km contre 104 pour la voiture et 14 pour le train.

La compensation du carbone n’est pourtant pas une baisse des émissions explique l’économiste et porte-parole d’Attac, Maxime Combes : « La compensation c’est de dire : en 2019, je relâche beaucoup de CO2 en prenant l’avion et je plante un arbre qui va absorber ce carbone sur 20 ou 30 ans. Et ce qui compte en matière de réchauffement climatique, c’est ce que vous relâchez aujourd’hui, pas ce qui pourra être stocké dans 40 ans !

Le prix compétitif des billets d’avion s’explique de deux façons : l’absence de taxe sur le kérosène et de TVA sur les billets. Interrogé sur la question en janvier dernier devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, les responsables d’Air France-KLM ont été très clairs : « une éventuelle taxation du kérosène pour les vols domestiques porterait atteinte à l’objectif de restaurer la compétitivité du transport aérien français » déclare le DG du groupe Benjamin Smith.

De son côté, la présidente non-exécutive a renchéri devant ses anciens collègues (elle fut députée de 1993 à 1995) : « Si nous avions une taxation française sur le kérosène, ce serait dramatique car tous nos compétiteurs iraient faire le plein ailleurs qu’en France. »

« Bien sûr qu’il faut une taxe ! Ce doit être fait à l’échelle européenne plaide la députée LREM de l’Essonne, Amélie de Montchalin, lors de la campagne pour les élections européennes : « C’est un sujet européen sur lequel nous comptons mettre le doigt.

La même proposition a été faite en France par les députés François Ruffin (LFI) et Delphine Batho : ils proposent d’interdire l’avion s’il existe un trajet en train qui n’est pas supérieur à 2h30 de plus que la liaison aérienne.

Les députés expliquent : « un aller-retour Paris-Marseille en avion émet 195 kg de C02 par passager. Ce même aller-retour effectué en TGV en émet près de 50 fois moins ! Plus de 20 % du trafic aérien en France est exclusivement métropolitain, et concerne majoritairement des villes bien reliées au réseau ferroviaire : les dix aéroports français les plus fréquentés sont situés dans des agglomérations desservies par des trains à grande vitesse. »

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