Shein : la France demande à l’Europe “d’engager une enquête et de prononcer des sanctions adaptées”

Shein : la France demande à l'Europe
Dans un courrier consulté par franceinfo le jeudi 6 novembre, les autorités françaises sollicitent la Commission européenne pour qu’elle lance une enquête et impose des sanctions appropriées à l’égard de Shein. Le courrier a été envoyé à Bruxelles par Roland Lescure, ministre de l’Économie, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge de l’Intelligence artificielle et du Numérique.

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La France a informé la Commission européenne et tous les États membres des graves lacunes constatées au sein de ses frontières concernant Shein, et elle considère qu’il existe des risques similaires liés aux activités de cette plateforme dans les autres pays de l’Union européenne, comme le détaille la correspondance. Ce courrier souligne l’importance du rôle et du soutien actif de la Commission européenne pour aider les États membres à sécuriser leurs espaces numériques.

Clara Chappaz, ancienne ministre déléguée en charge de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a souligné jeudi sur franceinfo que l’Europe possède des capacités d’action. D’après son point de vue, 14 pays européens ont engagé des procédures contre Shein, ce qui souligne la lenteur des enquêtes par rapport à la rapidité des entreprises.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé mercredi son intention de saisir la justice afin de solliciter le blocage du site Shein, en réponse à l’alerte émise par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) concernant la commercialisation de poupées sexuelles à connotation pédopornographique sur cette plateforme de commerce électronique.

Clara Chappaz insiste sur le fait que les plateformes enfreignant nos règles ne sont pas les bienvenues. Depuis le début de l’année, Shein a été condamné à payer près de 200 millions d’euros d’amende pour non-respect des données personnelles par la CNIL, en raison de la vente de produits défectueux mettant en danger les consommateurs, tels que des produits explosifs, des risques d’électrocution et d’étouffement. Ces produits répréhensibles, tels que des poupées à caractère pédopornographique et des armes, sont totalement inacceptables. L’ancienne ministre affirme que l’on ne tolérera pas d’être traité de manière injuste.

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