+11% de ventes en 2025 dans l’immobilier ancien

Selon le rapport de marché immobilier des notaires de France pour l’année 2025, on observe une augmentation de 11 % du volume des ventes de logements anciens en un an. Malgré une croissance significative, le seuil du million de transactions n’a pas encore été atteint. Actuellement, le nombre de ventes sur une période glissante d’un an s’élève à environ 921 000. Selon Laurent Rose, notaire à Nice et intervenant pour le Conseil supérieur du notariat en matière de statistiques immobilières, l’objectif est d’atteindre 930 000 d’ici la fin de l’année.
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D’après son analyse, cette augmentation des ventes peut être attribuée en partie à la diminution des taux d’intérêt bancaires et aux économies réalisées par les ménages français lors de cette période.
C’est en Gironde que l’augmentation est la plus notable, atteignant +18 %. On observe également une évolution très favorable en Haute-Garonne (+17 %), dans le Rhône et en Seine-et-Marne (+16 %). Seuls les départements de la Creuse (-1 %), de la Martinique (0 %) et de la Guyane présentent une variation de moins de +1 %.
Cette tendance à la hausse des ventes s’accompagne d’une augmentation des prix, tant pour les propriétés résidentielles que pour les appartements. Les agglomérations affichant les prix médians au mètre carré les plus élevés sont Paris (9 570 euros), suivie de Nice (4 750 euros), puis de Lyon, Bordeaux et Lille, cette dernière étant la première ville à descendre en dessous de la barre des 4 000 euros.
En revanche, Saint-Étienne se distingue comme ville affichant le prix au mètre carré le plus abordable en France, s’élevant à 1 150 euros, suivie par Le Havre, Grenoble, Orléans et Reims, toutes dépassant les 2 000 euros. Cette disparité est attribuée à des facteurs de correction spécifiques. Selon Laurent Rose, il est fréquent que les villes en déclin actuel aient été en croissance par le passé, et inversement.
Un autre indicateur de reprise se manifeste par la diminution du temps moyen de détention d’un logement, après plusieurs années d’augmentation. En moyenne, les propriétaires conservent désormais leur bien pendant une durée de 12 ans et 5 mois.
